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Cette fille a ingéré acci­den­tel­le­ment 550 doses de LSD en une seule fois

par   Pablo Oger   | 25 février 2020

Dans une nouvelle étude, des cher­cheurs cana­diens décrivent le cas d’une jeune femme qui a acci­den­tel­le­ment ingéré l’équi­valent de 550 doses « normales » de LSD en une seule prise, la confon­dant avec une autre drogue. Parue le 12 février dans le Jour­nal of Studies on Alco­hol and Drugs, les cher­cheurs y expliquent qu’elle s’en est éton­nam­ment bien sortie.

Malgré les nombreuses études sur le sujet, on sait fina­le­ment peu de choses sur les effets des psyché­dé­liques sur l’or­ga­nisme à très haute dose. En cause, la diffi­culté évidente pour les scien­ti­fiques de tester ce genre de dosage dange­reux sur des patient.e.s. Le seul moyen pour les cher­cheurs est donc de recou­per les diffé­rents témoi­gnages et expé­riences des usagers.

Ainsi donc, une jeune femme de 26 ans – nommée CB dans l’étude – a sniffé 55 mg de LSD pur en poudre, qu’elle a confondu avec de la cocaïne. « C’est l’équi­valent de 550 fois la dose normale pour un usage récréa­tion­nel », précise Mark Haden, spécia­liste des recherches sur les psyché­dé­liques à l’uni­ver­sité de Colom­bie-Britan­nique et auteur prin­ci­pal de l’étude. CB a passé les 12 heures qui suivent à vomir et a expé­ri­menté un « black-out » avant de ressen­tir un senti­ment de pléni­tude au cours des 12 heures suivantes. Son état est revenu à la normale par la suite et elle pouvait conver­ser et se dépla­cer par ses propres moyens.

Les cher­cheurs cana­diens décrivent égale­ment le cas d’une jeune fille de 15 ans, AV, qui a acci­den­tel­le­ment ingéré 10 fois la dose normale à une fête. AV avait été diagnos­tiquée d’une dépres­sion, d’hy­po­ma­nie et de troubles bipo­laires. Peu de temps après l’over­dose, AV a été victime d’une attaque et a été emme­née en urgence à l’hô­pi­tal. Cepen­dant, plusieurs jours après, son père a remarqué que sa fille semblait complè­te­ment remise de ses troubles mentaux. « AV raconte que depuis son over­dose, elle a main­te­nant l’im­pres­sion de vivre avec un cerveau “normal”, alors qu’il lui semblait déséqui­li­bré avant l’in­ci­dent. »

Bien sûr, ces cas sont des témoi­gnages et il faut rester très prudent avec l’in­ter­pré­ta­tion des résul­tats, mais cette étude pour­rait permettre de nouvelles décou­vertes dans l’usage des psyché­dé­liques pour trai­ter certaines mala­dies mentales.

Source : Jour­nal of Studies on Alco­hol and Drugs

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