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Des fermiers mexi­cains recréent les jardins flot­tants des Aztèques

par   Denis Hadzovic   | 26 juin 2020

Dans le sud du Mexique, les canaux traver­sant la ville de Xochi­milco sont les derniers vestiges d’un vaste réseau de trans­port mari­time construit par les Aztèques. Aujourd’­hui, des fermiers mexi­cains recréent les anciens jardins flot­tants datant d’un millé­naire, rappor­tait Mexico News Daily le 5 juin.

Les chinam­pas étaient des jardins flot­tants construits par les Aztèques afin de nour­rir la popu­la­tion. Mais les révo­lu­tions indus­trielles et l’ur­ba­ni­sa­tion ont eu raison d’eux : ils ont petit à petit été aban­don­nés et détruits.

Aujourd’­hui, seule­ment quatre des 20 km2 de jardins sont utili­sés et seule­ment 3 % le sont pour l’agri­cul­ture. « Nous parlons d’une tech­nique vieille de 1 000 ans. Nous devons la préser­ver », déclare Raúl Mondragón, l’un des fermiers qui lutte pour la préser­va­tion des chinam­pas depuis 2016.

Crédits : collec­tif Ahuejote

L’ar­ri­vée de la pandé­mie de Covid-19 au Mexique n’a pas eu que des effets néga­tifs. Elle a permis un essor des petites produc­tions agri­coles et les demandes de nour­ri­ture fraîche et locale en prove­nance des chinam­pas ont explosé. Le virus révèle la force de ce secteur dont les ventes ont augmenté de 100 à 120 % pendant la crise.

Avec la ferme­ture des prin­ci­pales indus­tries et routes commer­ciales, le pays s’est tourné vers sa produc­tion locale. Alors que le marché prin­ci­pal est fermé, les agri­cul­teurs peuvent livrer leurs récoltes direc­te­ment aux consom­ma­teurs, ce qui leur évite de s’ex­po­ser aux risques de conta­mi­na­tion en se déplaçant trop.

Crédits : collec­tif Ahuejote

Le collec­tif Ahuejote, déve­loppé par les agri­cul­teurs des chinam­pas, entend renfor­cer la coopé­ra­tion entre agri­cul­teurs et augmen­ter les profits de chacun. L’objec­tif est de redon­ner vie aux chinam­pas afin de promou­voir une agri­cul­ture durable et préser­ver l’héri­tage des Aztèques.

Pedro Méndez Rosas accorde une grande impor­tance à la culture de ses ancêtres : « J’ai toujours préféré travailler sur le terrain. Être un chinam­pero est une voca­tion. Pour moi, c’est un mode de vie qui permet de nous ratta­cher à nos tradi­tions et notre culture », dit-il.

Source : Mexico News Daily

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