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En Belgique, un cime­tière est envahi par des écre­visses mutantes

par   Sarah Ben Bouzid   | 27 octobre 2020

Alerte. Le cime­tière Schoon­sel­hof de la ville d’An­vers a été envahi par des centaines d’écre­visses créées dans un labo­ra­toire alle­mand, capables de s’au­to­clo­ner. Vrai­ment. Et ces crevettes dites « marbrées » sont un véri­table fléau, nous appre­nait le Brus­sels Times le 22 octobre.

Ces créa­tures n’existent pas dans la nature. Elles sont parthé­no­gé­né­tiques, c’est-à-dire qu’elles sont capables de se repro­duire sans s’ac­cou­pler, tous les descen­dants étant des femelles géné­tique­ment iden­tiques. À Anvers, on pense ainsi que « quelqu’un » en a rejeté une poignée dans une mare du cime­tière, et elles se sont multi­pliées jusqu’à en infes­ter chaque recoin.

« Quelqu’un devait avoir l’ani­mal dans son aqua­rium et l’a relâ­ché dans un canal », estime Kevin Scheers, de l’Ins­ti­tut de recherche sur la nature et les forêts de Bruxelles. « Main­te­nant il est impos­sible de toutes les attra­per. C’est comme essayer de vider l’océan avec un dé à coudre. »

Le cher­cheur explique que souvent, les gens ne gardent pas les écre­visses marbrées ache­tées en anima­le­rie car elles se multi­plient trop rapi­de­ment. Aussi les rejettent-ils parfois dans la nature, ou dans le cime­tière d’An­vers visi­ble­ment. Mais selon l’Ins­ti­tut de recherche flamand sur la nature (INBO), elles repré­sentent un danger pour la biodi­ver­sité locale.

Comme un seul indi­vidu peut se cloner et se repro­duire de manière expo­nen­tielle, les écre­visses repré­sentent une menace pour l’en­vi­ron­ne­ment. L’écre­visse mange en effet tout ce qui lui tombe sous la main, peut parcou­rir jusqu’à 2 km et creu­ser jusqu’à un mètre de profon­deur…

Source : The Brus­sels Times

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