Grâce à une muta­tion géné­tique, cette femme ne ressent ni la douleur ni le stress

par   Laura Boudoux   | 28 mars 2019
Crédits : Tele­graph

L’in­for­ma­tion géné­tique de cette patiente pour­rait aider les scien­ti­fiques à déve­lop­per des trai­te­ments pour les douleurs chro­niques. À 71 ans et depuis toujours, Jo Came­ron ne ressent presque aucune douleur, ni anxiété, grâce à une muta­tion géné­tique sur un gène jusque là inconnu, rapporte le Guar­dian. « Une fois que nous aurons compris de quelle manière ce gène fonc­tionne, nous pour­rons penser à des théra­pies géné­tiques qui miment les effets obser­vés chez elle », explique James Cox, l’au­teur d’une étude publiée ce jeudi 28 mars.

Ce n’est qu’à l’âge de 65 ans que Jo Came­ron a compris que l’ab­sence de douleur ou de stress dans sa vie n’était pas tout à fait normale. Frac­tures, coupures, accou­che­ments, opéra­tions chirur­gi­cales et brûlures, tous vécus sans anti-douleur : l’Écos­saise pensait juste être « chan­ceuse ». C’est lorsque Jo Came­ron fait un scan­ner, pour sa hanche qui ne cesse de se déboî­ter, que les méde­cins restent sans voix. Pendant près de quatre ans, elle se plai­gnait en effet de problèmes de hanche, qui ne la faisaient pas souf­frir, mais marcher de travers. En voyant que la patiente ne souf­frait d’au­cune douleur, les méde­cins refu­saient à chaque fois de lui faire passer des examens. Jusqu’à ce fameux scan­ner, qui a fina­le­ment révélé une dété­rio­ra­tion massive de son arti­cu­la­tion.

Une opéra­tion et deux compri­més de para­cé­ta­mol plus tard, les docteurs remarquent que Jo Came­ron souffre aussi d’ar­throse dans les deux mains. Elle subit alors une double opéra­tion des mains, de nouveau sans souf­frir, alors que son chirur­gien quali­fie l’in­ter­ven­tion de « très doulou­reuse ». Devjit Srivas­tava, un consul­tant qui super­vise ses soins à l’hô­pi­tal Raig­more d’In­ver­ness, décide alors de l’en­voyer vers des spécia­listes de la douleur, de l’UCL de Londres.

C’est après des recherches pous­sées que les cher­cheurs ont trouvé deux muta­tions majeures dans l’ADN de Jo Came­ron. Ensemble, elles suppriment la douleur et l’an­xiété, tout en stimu­lant son bonheur, sa cica­tri­sa­tion, mais aussi des pertes de mémoire. « J’étais amusée lorsque j’ai appris. C’est vrai que j’ou­blie toujours les choses. Je n’ai pas ce système d’alarmes que tout le monde possède », explique la patiente. Elle espère aujourd’­hui pouvoir aider les millions de personnes souf­frant de douleurs chro­niques à « se passer d’anal­gé­siques synthé­tiques, au profit de moyens plus natu­rels ».

Sources : The Guar­dian

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