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La pandé­mie de coro­na­vi­rus fait chuter dras­tique­ment la pollu­tion dans les zones confi­nées

par   Valentin Trawicki   | 24 mars 2020

Alors que la pandé­mie de coro­na­vi­rus (Covid-19) progresse à travers le monde, l’ac­ti­vité indus­trielle mondiale a été mise au pas. D’après l’Agence spatiale euro­péenne (ESA), ceci a permis de réduire, bien que tempo­rai­re­ment, les niveaux de pollu­tion atmo­sphé­rique dans le monde, rappor­tait le Guar­dian lundi 23 mars.

Les images du satel­lite de l’ESA Senti­nel-5P montrent que, sur les six dernières semaines, les niveaux de dioxyde d’azote (NO2) de zones émet­trices en Asie et en Europe sont nette­ment infé­rieurs à ceux obser­vés à la même période l’an­née dernière.

Produit par les moteurs de voitures, les centrales élec­triques et autres proces­sus indus­triels, le NO2 est décrit par l’Or­ga­ni­sa­tion mondiale de la santé (OMS) comme « un gaz toxique qui provoque une inflam­ma­tion impor­tante des voies respi­ra­toires » pour une concen­tra­tion supé­rieure à 200 micro­grammes par mètre cube. De telles parti­cules peuvent être vectrices d’agents patho­gènes et aggra­ver certaines mala­dies respi­ra­toires comme l’asthme.

L’une des plus fortes baisses des niveaux de pollu­tion a été obser­vée au-dessus de la ville de Wuhan, épicentre de l’épi­dé­mie en Chine. Impor­tant lieu de passage, cette ville de 11 millions d’ha­bi­tants abrite des centaines d’usines qui four­nissent le monde en pièces auto­mo­biles. D’après la NASA, les niveaux de NO2 dans l’est et le centre de la Chine sont de 10 à 30 % infé­rieurs à l’an­née dernière.

 

De la même manière, les chan­ge­ments en Italie sont parti­cu­liè­re­ment remarquables. D’or­di­naire, la fumée prove­nant de groupes d’usines dans le nord du pays est piégée contre les Alpes, au bout de la plaine du Pô, ce qui en fait l’une des zones les plus polluées d’Eu­rope occi­den­tale. Mais depuis qu’un confi­ne­ment natio­nal a été instauré le 9 mars dernier, les niveaux de NO2 à Milan et dans le nord de l’Ita­lie ont baissé d’en­vi­ron 40 %.

Cette baisse est à la fois expliquée par le ralen­tis­se­ment des acti­vi­tés dans le cœur indus­triel de l’Ita­lie, mais égale­ment par la réduc­tion du trafic routier, qui repré­sente la plus grande part des émis­sions de dioxyde d’azote en Europe. L’OMS est d’ailleurs en train d’étu­dier si la pollu­tion atmo­sphé­rique accé­lère la propa­ga­tion du Covid-19, ou le rend plus dange­reux.

Source : The Guar­dian

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