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L’ar­mée chinoise teste des essaims de drones kami­kazes

par   Ulyces   | 16 octobre 2020

La Chine a déve­loppé des « drones suicide » qui peuvent être lancés en batte­rie depuis un véhi­cule tactique léger ou largués par un aéro­nef, révèle le South China Morning Post ce 16 octobre. Ils ont été mis au point par l’ins­ti­tut de recherche d’État Elec­tro­nics Tech­no­logy Group Corpo­ra­tion (ETGC), dont la vidéo de démons­tra­tion est terri­fiante.

Sur les images, réali­sées le mois dernier lors d’un test sur le terrain, on peut voir un lanceur placé à l’ar­rière d’un camion miliaire tirer plusieurs de ces petits drones low cost. Ils volent ensuite en forma­tion avant de fondre sur leur cible. Lestés de charges explo­sives, ils permet­traient ainsi à l’ar­mée chinoise de dispo­ser de machines kami­kazes capables de faire de lourds dégâts dans les lignes enne­mies, à faible coût.

Crédits : ETGC/Weibo

D’après l’ana­lyse du jour­nal hong­kon­gais, le drone en ques­tion serait un modèle CH-901, initia­le­ment déve­loppé par la China Aeros­pace Science and Tech­no­logy Corpo­ra­tion, autre entre­prise du secteur de la défense possé­dée par l’État chinois. Il s’agit d’un drone tactique long d’1,20 m, capable de voler à une vitesse de 150 km/h pendant 120 minutes avant d’ex­plo­ser. Il peut ainsi frap­per une cible située jusqu’à 300 km.

Le vol du drone est bien sûr télé­guidé par un opéra­teur, qui le pilote grâce à un logi­ciel de guidage sur tablette. « Ils sont encore à un stade peu avancé de leur déve­lop­pe­ment, et des problèmes tech­niques doivent encore être réso­lus », a confié une source mili­taire au South China Morning Post.

Crédits : ETGC/Weibo

« L’une de nos préoc­cu­pa­tions prin­ci­pales est son système de commu­ni­ca­tions, il faut garan­tir qu’il fonc­tionne en perma­nence et empê­cher qu’il puisse être brouillé. L’ar­mée s’est rendue compte que le système d’in­tel­li­gence arti­fi­cielle qu’elle utilise est encore trop lente à réagir. » Malgré ce retard, la nouvelle course aux arme­ments à laquelle on assiste entre la Chine, la Russie et les États-Unis n’en est pas moins enga­gée sur une voie très dange­reuse.

Source : South China Morning Post

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