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Le capi­ta­lisme aura détruit la Terre d’ici 2050, selon ces scien­ti­fiques

par   Sarah Ben Bouzid   | 22 octobre 2020

Une nouvelle étude scien­ti­fique soute­nue par le programme de recherche et d’in­no­va­tion Hori­zon 2020 de l’UE affirme que l’hu­ma­nité va être confron­tée un choix crucial d’ici 2050 : soit nous choi­sis­sons de préser­ver des PIB élevés, au prix de pénu­ries de miné­raux ainsi que d’un réchauf­fe­ment clima­tique et d’un bilan éner­gé­tique catas­tro­phiques ; soit nous aban­don­nons le PIB au profit d’une consom­ma­tion d’éner­gie raison­nable et d’éco­no­mies en faveur de l’em­ploi, de la santé et de l’édu­ca­tion. Bref, soit nous tirons une croix sur le capi­ta­lisme effréné, soit nous allons dans le mur avec lui, résu­mait Vice le 21 octobre.

Cette nouvelle étude publiée dans la revue Energy Stra­tegy Reviews ne peut que conclure qu’il nous faut fonda­men­ta­le­ment trans­for­mer le capi­ta­lisme (à tout le moins) pour que l’hu­ma­nité survive. Car pour permettre à nos écono­mies capi­ta­listes de croître au rythme actuel, nous devrons dispo­ser d’une quan­tité de miné­raux et de maté­riaux que la Terre ne peut pas four­nir.

Les cher­cheurs prévoient que les écono­mies sous leur forme actuelle stag­ne­ront dans tous les cas en raison des limites du pic pétro­lier vers 2025–2040. Elles seront alors contraintes de s’orien­ter vers une tran­si­tion éner­gé­tique durable, qui elle aussi attein­dra rapi­de­ment ses limites étant donné que les quan­ti­tés de cuivre, de lithium et de manga­nèse deman­dées sont bien supé­rieures à celles offertes par les réserves plané­taires actuelles.

Enfin, l’éco­no­mie capi­ta­liste telle qu’on la connaît actuel­le­ment garan­tit que les objec­tifs des accords de Paris ne seront jamais atteints. Car même si la dépen­dance aux éner­gies fossiles est en voie d’être réduite, d’autres secteurs écono­miques conti­nuent eux d’en dépendre tota­le­ment. Tout cela signi­fie que les tempé­ra­tures moyennes mondiales conti­nue­ront à augmen­ter bien au-delà d’1,5 °C, bascu­lant dans la zone de danger qui menace d’en­traî­ner la destruc­tion de la plupart des récifs coral­liens, l’aug­men­ta­tion des mauvaises récoltes, l’ac­cé­lé­ra­tion des phéno­mènes météo­ro­lo­giques extrêmes et bien d’autres fléaux qui nous attendent.

Nous nous posions récem­ment la ques­tion de savoir si l’ur­gence clima­tique allait causer ou non la sortie du capi­ta­lisme. Il semble­rait qu’il soit vrai­ment urgent d’y répondre.

Source : Vice 

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