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Le code du tueur du Zodiaque vient d’être déchif­fré, 50 ans après

par   Sarah Ben Bouzid   | 14 décembre 2020

Un trio inter­na­tio­nal de cher­cheurs a annoncé vendredi avoir réussi à déchif­frer l’un des lettres codées envoyées il y a plus de 50 ans par le tueur du Zodiaque, qui a terro­risé le nord de la Cali­for­nie à la fin des années 1960 et n’a jamais été iden­ti­fié, a annoncé le San Fran­cisco Chro­nicle le 11 décembre.

Il a fallu plusieurs programmes infor­ma­tiques et des années de travail à David Oran­chak, un concep­teur de sites web améri­cain de 46 ans, pour déchif­frer le code complexe sur lequel il a commencé à travailler en 2006. Il a été aidé dans sa tache par Sam Blake, un mathé­ma­ti­cien austra­lien, et Jarl Van Eykcke, un logis­ti­cien belge.

Le message a été envoyé en novembre 1969 au San Fran­cisco Chro­nicle par le tueur en série, et son code était consti­tué d’une série de lettres et de symboles cryp­tiques. L’équipe espé­rait y décou­vrir l’iden­tité du tueur, qui a commis au moins cinq meurtres entre 1968 et 1969 mais en a reven­diqué 37 au total.

Selon le trio qui a craqué le code, le message comprend des défis lancés aux auto­ri­tés sans véri­table indice sur les motifs des crimes ou l’iden­tité du tueur. « J’es­père que vous vous amusez bien en essayant de m’at­tra­per… Je n’ai pas peur de la chambre à gaz car elle m’en­verra au para­dis d’au­tant plus tôt. J’ai main­te­nant assez d’es­claves pour m’y accom­pa­gner », écrit-il notam­ment.

Un premier message envoyé aux jour­naux cali­for­niens avait été décodé par un insti­tu­teur et son épouse en 1969. « J’aime tuer parce que c’est très amusant », disait-il, faisant à nouveau réfé­rence aux « esclaves » qu’il préten­dait collec­ter grâce à ses meurtres pour le servir dans l’au-delà.

Le code utilisé dans le premier message était beau­coup plus simple que celui du « chiffre 340 », ainsi surnommé parce qu’il contient 340 carac­tères répar­tis sur 17 colonnes. Le chiffre 340 est lu en diago­nale, en partant du coin supé­rieur gauche et en déplaçant une case vers le bas et deux cases vers la droite. Lorsque le bas est atteint, le lecteur doit retour­ner dans le coin opposé, a déclaré l’ex­pert sur sa chaîne YouTube. Selon lui, le système de codage figure notam­ment dans un manuel de cryp­to­gra­phie de l’armée améri­caine datant des années 1950.

Source : San Fran­cisco Chro­nicle 

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