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Les diables de Tasma­nie sont de retour en Austra­lie après 3000 ans d’ab­sence

par   Sarah Ben Bouzid   | 6 octobre 2020

Après 3 000 ans d’ab­sence, 26 diables de Tasma­nie ont été réin­tro­duits en Austra­lie. Pas plus grand qu’un chien, ces marsu­piaux sont pour­tant célèbres pour leur féro­cité et leurs mâchoires puis­santes. Ils jouent un rôle crucial dans le main­tien d’un écosys­tème équi­li­bré, d’où la néces­sité pour les scien­ti­fiques de les rame­ner en milieu natu­rel, selon Natio­nal Geogra­phic.

L’équipe a utilisé des colliers émet­teurs pour véri­fier que les petits démons étaient bien relâ­chés, et a mis à dispo­si­tion des carcasses de kangou­rous pour les aider à se nour­rir. « Nous avons travaillé pendant plus de dix ans pour en arri­ver là », confie Tim Faulk­ner, président d’Aus­sieArk, une orga­ni­sa­tion qui œuvre à la préser­va­tion des espèces.

Malgré leur redou­table répu­ta­tion, « ils ne consti­tuent pas une menace pour les humains ou l’agri­cul­ture », ajoute-t-il. Leur réin­tro­duc­tion dans le monde sauvage va permettre de régu­ler la présence des chats sauvages, que les Austra­liens détestent car ils menacent de raser de la carte tous les petits mammi­fères du pays.

« La présence des diables de Tasma­nie dans le paysage semble décou­ra­ger un peu les chats », explique David Hamil­ton, spécia­liste de ces animaux. Ils ne mangent pas les félins, mais les forcent plutôt à chas­ser au crépus­cule et à l’aube pour éviter les rencontres avec les démons nocturnes. Ce chan­ge­ment qui peut sembler mineur va permettre de proté­ger les marsu­piaux nocturnes comme les bandi­coots.

Si tout se passe bien, ils prévoient de relâ­cher 40 diables supplé­men­taires dans la même forêt au cours des deux prochaines années.

Source : Natio­nal Geogra­phic

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