Les narco­tra­fiquants colom­biens sont partout… sauf en Colom­bie

par   Ulyces   | 23 juin 2016

En 1991, 9 714 Colom­biens ont été inter­pel­lés à l’étran­ger pour trafic de drogue inter­na­tio­nal, soit une moyenne de 27 arres­ta­tions par jour. Les cartels colom­biens contrô­laient le marché de la drogue de l’Amé­rique latine jusqu’en Europe. Mais plus tard dans les années 1990, leur domi­na­tion a progres­si­ve­ment régressé au profit des cartels mexi­cains. Malgré tout, ils demeurent présents dans le trafic de drogue inter­na­tio­nal et conti­nuent d’opé­rer sur les deux conti­nents. Ces cinq dernières années, les plus impor­tantes figures de la pègre colom­bienne ont été arrê­tées à l’ex­té­rieur de leurs pays. lead_large

Argen­tine

Au cours de la dernière décen­nie, l’Ar­gen­tine a été un refuge de choix pour les trafiquants colom­biens. C’est égale­ment là-bas que les pontes orga­ni­saient leur réunion : alors qu’ils négo­ciaient une trêve, Maxi­mi­liano Bonilla Orozco et Erick Vargas Carde­nas ont été arrê­tés dans la ville de Rosa­rio en novembre 2011. Mais c’est surtout l’es­sor de la consom­ma­tion de drogues en Argen­tine qui a attiré la pègre. Grâce à l’argent récolté dans le pays, ils peuvent ensuite finan­cer des cargai­sons de cocaïne à desti­na­tion de l’Eu­rope, un marché plus lucra­tif encore.

Vene­zuela

Le Vene­zuela, pays limi­trophe de la Colom­bie, sert depuis long­temps de lieu de stockage et de tran­sit de la drogue. Daniel « El Loco » Barrera, consi­déré par certains comme le nouveau Pablo Esco­bar, est soupçonné d’avoir orga­nisé son vaste trafic de drogue depuis l’est du Vene­zuela, où il a été arrêté en septembre 2012. Quelques mois aupa­ra­vant, toujours dans l’est du pays, le fonda­teur de l’or­ga­ni­sa­tion crimi­nelle des Rastrojos, Diego Perez Henao, a été appré­hendé par la police. La corrup­tion au sein des auto­ri­tés véné­zué­liennes est le meilleur atout des trafiquants colom­biens. Les auto­ri­tés améri­caines ont récem­ment affirmé qu’un haut diri­geant de l’ar­mée véné­zué­lienne faisait partie des effec­tifs d’un grand trafiquant de drogue colom­bien.

Panama

Pendant long­temps, les banques du Panama ont accueilli l’argent des narco­tra­fiquants colom­biens. Il s’agit égale­ment d’une escale essen­tielle dans le trans­port de la drogue vers le nord. Les Farcs, qui contrôlent la fron­tière entre le Panama et la Colom­bie, ne sont qu’une diver­sion pour les narco­tra­fiquants qui utilisent la zone comme base pour leur trafic de drogue. Néan­moins, le leader du gang colom­bien des Urabe­nos, Alejan­dro Quin­tero Otal­varo, a été arrêté par les auto­ri­tés panaméennes en avril 2016.

Espagne

Le crime orga­nisé colom­bien est soupçonné de domi­ner le trafic de cocaïne en Espagne. La barrière de la langue étant quasi-inexis­tante et la popu­la­tion colom­bienne déjà très présente là-bas, l’in­té­gra­tion pour les narco­tra­fiquants est aisée. De plus, cela leur permet d’ac­croître leur influence sur l’Eu­rope. Mais en mai 2014, un meneur des Urabe­nos et plusieurs de ses lieu­te­nants ont été arrê­tés simul­ta­né­ment à Tolède, Madrid et Barce­lone. Par consé­quent, depuis décembre 2015, les Colom­biens ne peuvent plus obte­nir de visa leur permet­tant de circu­ler libre­ment dans l’es­pace Schen­gen. 000000000000000000map

 Source : DEA

Il blan­chis­sait l’argent du cartel tout en enquê­tant pour l’US Customs Service.

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