On vous a menti, les chauves-souris ne sont pas aveugles

par   Ulyces   | 6 juillet 2017

Crédits : Stomedy/YouTube Les chauves-souris se traînent une sale répu­ta­tion. Un nom terrible, de vilains surnoms (« rats volants »), et les êtres humains font circu­ler sur leur compte un tas de mensonges pour saper un peu plus leur répu­ta­tion. Le premier d’entre eux étant qu’elles sont aveugles. Eh bien non, elles ne sont pas aveugles. Pour le prou­ver, The Verge a eu le bon goût d’in­ter­vie­wer Wini­fred Frick, l’une des direc­trices de l’or­ga­nisme Bat Conser­va­tion Inter­na­tio­nal, qui œuvre pour préser­ver ce fantas­tique animal dans toute sa diver­sité. Mais une chose est sûre, c’est que sur envi­ron 1 300 espèces de chauves-souris, aucune n’est aveugle. Certaines, il est vrai, voient moins bien. Parti­cu­liè­re­ment celles se nour­ris­sant la nuit d’in­sectes volants, qui privi­lé­gient l’écho­lo­ca­li­sa­tion pour repé­rer leurs proies plutôt que leurs yeux. « Mais les espèces comme les rous­settes, qui n’uti­lisent pas l’écho­lo­ca­li­sa­tion, ont de grands yeux dont elles se servent beau­coup », recadre la spécia­liste. Pour autant, celles misant sur l’écho­lo­ca­li­sa­tion se distinguent davan­tage par leur ouïe extra­or­di­naire que par leur mauvaise vue. Pour loca­li­ser les insectes volants dans les ténèbres, elles émettent des signaux sonores qui se déplacent dans l’air comme les ondes élec­tro­ma­gné­tiques d’un sonar, et rebon­dissent sur les insectes pour reve­nir jusqu’à elles. « Leur ouïe est incroya­ble­ment sensible », s’en­thou­siasme Wini­fred Frick. Et comme vous vous en doutez peut-être, la plupart des chauves-souris ne boivent pas de sang. Sur 1 300 espèces, seule­ment trois se nour­rissent de sang, dont une seule de sang de mammi­fères – les autres raffolent des oiseaux. Enfin, on a bien plus de chance d’at­tra­per une mala­die à cause d’une piqûre de mous­tique que d’une morsure de chauve-souris. Et comme la nature est bien faite, certaines des chauves-souris les plus communes dans nos contrées se nour­rissent juste­ment de mous­tiques. Sans comp­ter qu’ « un quart des mammi­fères sont des chauves-souris », précise la spécia­liste, et qu’en tant que premiers polli­ni­sa­teurs de l’agave, l’un des ingré­dients essen­tiels de la tequila. C’est donc un peu grâce à elles si l’al­cool mexi­cain emblé­ma­tique existe. Le moins qu’on puisse faire, c’est de descendre notre prochaine tek paf à leur santé. Le mieux qu’on puisse faire, c’est d’être conscients qu’elles sont mena­cées par le syndrome du nez blanc, qui affecte un nombre crois­sant d’es­pèces de chauves-souris et risquent de graves pertes de popu­la­tions. Source : The Verge

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