6ae867c1cbf717eb959b1f6a692e1d37 Zach Galifianakis va avoir la gueule de bois – Crédits : Warner Bros. Si l’on connaît les effets de la cocaïne sur le cerveau, ce qu’on sait moins en revanche, c’est qu’une partie des cellules de ce dernier luttent contre ses effets, comme le prouve une récente étude. Publiée en mai 2016 dans la revue scientifique américaine Neuron, une nouvelle étude s’intéresse au comportement du cerveau après la consommation de cocaïne. Substance très addictive, elle provoque des réactions différentes selon les individus, pouvant aller de l’euphorie à la paranoïa, voire du coma à l’overdose. Sa dangerosité n’est donc plus à prouver. Partant de ce constat, l’équipe du Centre universitaire de santé de McGill, à Montréal, s’est donc concentrée sur l’étude du système de défense du cerveau face à la cocaïne. Et elle a établi que la microglie – l’ensemble des cellules microgliales, qui composent entre 5 et 25 % des cellules du système nerveux central – jouait un rôle essentiel dans la réduction des effets de la cocaïne sur le cerveau. Une découverte fondamentale pour l’évolution des traitements contre les addictions à cet alcaloïde. La consommation de cocaïne stimule la libération de neurotransmetteurs comme la dopamine, qui influe sur le circuit de la récompense du cerveau, provoquant la sensation de plaisir. Mais une absorption régulière de l’alcaloïde induirait une réduction progressive de la sensibilité du circuit à la substance et le développement de comportements addictifs. De son côté, la microglie activerait la libération d’un signal inflammatoire qui travaillerait à réparer les dégâts provoqués par la cocaïne sur les neurones. En bref : elle permettrait de réduire les effets négatifs causés au circuit neuronal par la consommation chronique de cocaïne. Si la microglie est moins connue que les neurones, cellules qui acheminent les messages dans le cerveau, ses fonctions n’en sont pas moins importantes. Elle produit notamment des molécules qui informent les neurones des changements qu’ils doivent effectuer. À ce titre, elle peut lutter contre les transformations nocives induites par la cocaïne. Les résultats obtenus par l’équipe scientifique sur les souris semblent très encourageants, il faudra toutefois parvenir à les reproduire sur l’homme avant de pouvoir travailler à l’élaboration d’un nouveau traitement de sevrage pour la cocaïne, qui permettrait de réduire le taux de rechute des consommateurs. Source : Neuron Scott Storch s’est paumé dans le candy shop. ↓ storch