Une nouvelle espèce de serpents décou­verte à l’in­té­rieur d’un autre serpent

par   Nicolas Prouillac et Arthur Scheuer   | 20 décembre 2018
Crédits : Camp­bell et al./Jour­nal of Herpe­to­logy

C’est une espèce que les scien­ti­fiques n’avaient jamais obser­vée aupa­ra­vant, rapporte le maga­zine Natio­nal Geogra­phic. Surnommé Cenas­pis aenigma, que l’on pour­rait traduire par « mysté­rieux dîner au serpent », le reptile n’a pas été trouvé dans son habi­tat natu­rel, mais dans le ventre d’un autre serpent. Bien diffé­rent de ses congé­nères, il possède une forme de crâne inha­bi­tuelle, des écailles distinctes sous sa queue, et un système de repro­duc­tion diffé­rent.

Après l’ana­lyse de ses dents, les scien­ti­fiques ont conclu que le Cenas­pis, long de 25 cm, se nour­ris­sait essen­tiel­le­ment d’in­sectes, mais aucun spéci­men semblable n’a jamais été retrouvé. Le serpent a en fait été décou­vert en 1976, dans la région du Chia­pas, au Mexique. Mis de côté dans un musée, il aura attendu plus de 40 ans avant que des scien­ti­fiques ne l’ana­lysent en profon­deur, pour fina­le­ment se rendre compte qu’il était unique en son genre.

« Cela prouve à quel point les serpents peuvent être secrets », a déclaré Jona­than Camp­bell, herpé­to­logue respon­sable de la recherche menée sur le Cenas­pis. « Si l’on combine leur carac­tère insai­sis­sable à un accès restreint [aux zones dans lesquelles ils vivent], certains serpents ne nous donnent pas souvent l’oc­ca­sion d’être vus », explique le cher­cheur, persuadé que cette nouvelle espèce n’a pas disparu, mais qu’elle sait tout simple­ment bien se cacher dans son habi­tat tropi­cal… ou dans le ventre des autres.

Sources : Natio­nal Geogra­phic

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