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Dans un livre qui vient de paraître, une professeure de littérature raconte comment elle a utilisé un questionnaire créé par un couple de scientifiques pour tomber amoureuse.

par Servan Le Janne | 14 février 2019

L’es­­ca­­lade

Un large sourire éclaire le visage de Mandy Len Catron. En cet été 2014, sur le campus de l’uni­­ver­­sité de Vancou­­ver, au Canada, la profes­­seure de litté­­ra­­ture améri­­caine plonge des yeux déla­­vés et légè­­re­­ment tombants dans ceux d’un collègue, croisé au hasard à l’en­­trée de la salle d’es­­ca­­lade. Quelques mots sont échan­­gés. Malheu­­reu­­se­­ment, la tren­­te­­naire sort d’une rela­­tion de dix ans, qui s’est termi­­née presque au même moment que le mariage de ses parents. L’amour lui fait l’ef­­fet d’une paroi sans prise. « J’ima­­gine qu’a­­vec quelques points communs vous pouvez tomber amou­­reux de n’im­­porte qui », devise le confrère. « Mais alors, comment choi­­sit-on quelqu’un ? »

Mandy Len Catron
Crédits : mandy­­len­­ca­­tron.com

Mandy Len Catron n’a jamais vrai­­ment regardé le visage de cet homme ailleurs que sur Insta­­gram. « En fait, des psycho­­logues ont déjà tenté de provoquer une histoire d’amour », répond-elle. « C’est fasci­­nant, j’ai toujours eu envie d’es­­sayer. » Alors que son couple battait de l’aile, cette blonde au teint diaphane a entendu parler d’une étude scien­­ti­­fique au cours de laquelle deux parti­­ci­­pants censés se rappro­­cher l’un de l’autre avaient quitté le labo­­ra­­toire main dans la main. « Chaque fois que je pensais à rompre, mon cœur refré­­nait mon cerveau », souffle-t-elle. « Je me sentais coin­­cée. » Les romans qu’elle dévore depuis l’âge de trois ans n’of­­frant aucune réponse satis­­fai­­sante, la cher­­cheuse se tourne vers la science « pour trou­­ver un moyen d’ai­­mer de manière plus intel­­li­­gente ».

D’abord scep­­tique à l’idée qu’une expé­­rience puisse accou­­cher d’une romance, elle découvre le rôle du jeu dans la nais­­sance des senti­­ments. Dans les années 1970, deux profes­­seurs de psycho­­lo­­gie new-yorkais, Elaine et Arthur Aron, ont invité une femme et un homme hété­­ro­­sexuels dans une pièce. Une série de ques­­tions assez person­­nelles a été soumise aux cobayes, assis face à face. On leur a ensuite demandé de se regar­­der dans les yeux en silence pendant quatre minutes. Six mois plus tard, ils invi­­taient tout le labo­­ra­­toire à leur mariage. Fort de ce succès, le couple de cher­­cheur a perfec­­tionné le test, de manière à ce qu’il dure 45 minutes. Il compte 36 ques­­tions (voir en fin d’ar­­ticle). « Essayons », acquiesce l’homme croisé devant la salle d’es­­ca­­lade à la fin du récit.

Cette expé­­rience hors les murs ne respecte pas tous les cadres fixés par Elaine et Arthur Aron. Elle a lieu dans un bar entre deux indi­­vi­­dus qui se connaissent un peu. Qu’im­­porte, Mandy Len Catron sort son télé­­phone et cherche les 36 ques­­tions à poser. « Aime­­riez-vous être célèbre ? » se demandent tour à tour les univer­­si­­taires de Vancou­­ver. « Quand avez-vous chanté pour vous la dernière fois ? » enchaînent-ils. Après avoir imaginé les circons­­tances de leurs morts respec­­tives, les parti­­ci­­pants ont quatre minutes pour racon­­ter leur vie avec le plus de détails possibles. Dans la foulée, ils doivent citer trois points communs. « Je pense que nous sommes tous les deux inté­­res­­sés par l’autre », ose alors le collègue de Mandy Len Catron en la regar­­dant.

Crédits : mandy­­len­­ca­­tron.com

Elle sourit et avale labo­­rieu­­se­­ment une gorgée de bière en oubliant complè­­te­­ment d’écou­­ter les autres réponses. Sans préve­­nir, le niveau de tension et d’in­­ti­­mité est arrivé à un pic. La cher­­cheuse d’or­­di­­naire si ration­­nelle se sent prison­­nière, comme une grenouille ébouillan­­tée par une eau chauf­­fée à feu doux, alors qu’elle aurait sauté si la tempé­­ra­­ture avait grimpé d’un coup. « Nous avons tous un récit sur nous à offrir aux étran­­gers », constate-t-elle, « mais les ques­­tions du profes­­seur Aron empêchent de s’ap­­puyer dessus. » Autre­­ment dit, l’ex­­pé­­rience est savam­­ment conçue. Mandy Len Catron a fini par sortir avec son collègue. Et elle s’est inspi­­rée de cette histoire pour écrire un livre publié en français en janvier 2019, Comment tomber amou­­reux d’un parfait inconnu.

Épipha­­nie

L’idylle entre Mandy Len Catron et son collègue est née un autre été, sur un autre campus. Rien ne prouve qu’elle n’au­­rait pas éclos sans l’étude d’Elaine et Arthur Aron. Il n’em­­pêche, celle-ci a offert « un moyen de nouer une rela­­tion qui parais­­sait déli­­bé­­rée », admet la profes­­seure de litté­­ra­­ture. Tout a donc commencé un autre été, sur un autre campus. L’an­­née 1967 était mûre et le « Summer of Love » bour­­geon­­nait quand un docto­­rant de l’uni­­ver­­sité cali­­for­­nienne de Berke­­ley, Arthur Aron, a embrassé pour la première fois Elaine Spaul­­ding en face du Dwinelle Hall, un bâti­­ment du campus. Leur rela­­tion s’est avérée si fusion­­nelle qu’elle a abouti à un mariage, prolongé par des recherches communes sur les mystères des senti­­ments.

« Je suis tombé inten­­sé­­ment amou­­reux d’elle », explique Aron. « Puisque j’étu­­diais la psycho­­lo­­gie sociale, je me suis amusé à cher­­cher les études sur l’amour, mais il n’y en avait pratique­­ment aucune. » Sitôt son docto­­rat terminé, l’uni­­ver­­si­­taire pour­­suit des recherches à Paris, plus que jamais ville de l’amour, avant de trou­­ver un poste à Vancou­­ver. Là, avec son épouse, il se livre à une première expé­­rience : un homme et une femme hété­­ro­­sexuels passent une heure et demi à se poser des ques­­tions issues d’un jeu de société déve­­lop­­pant l’ex­­pres­­sion person­­nelle, The Ungame. Après quoi, ils sont lais­­sés quatre minutes entre quatre yeux. Les résul­­tats sont regrou­­pés en 1974 sous le titre « Certaines preuves d’une attrac­­tion sexuelle accrue dans des condi­­tions d’an­xiété élevée », dans le Jour­­nal of Perso­­na­­lity and Social Psycho­­logy.

Elaine et Arthur Aron à Berke­­ley

Le test est parti­­cu­­liè­­re­­ment probant : deux profes­­seurs assis­­tants ayant servi de cobayes succombent. Ils se marie­­ront même plus tard. « Nous ne voulions pas provoquer de romances car certaines personnes pouvaient déjà en aimer d’autres, c’était donc suscep­­tible de causer des problèmes », confie Arthur Aron. Passé par la Maha­­ri­­shi Inter­­na­­tio­­nal Univer­­sity – une insti­­tu­­tion qui fait la part belle aux tech­­niques de médi­­ta­­tion trans­­cen­­dan­­tale indiennes –, le couple consulte avec inté­­rêt le livre The Psycho­­logy of Love, publié en 1989 par trois psycho­­logues. « La science de l’amour est encore au stade de l’en­­fance », jugent-ils, réper­­to­­riant diffé­­rentes théo­­ries sur le sujet.

En peau­­fi­­nant leur méthode, Elaine et Arthur Aron parviennent à un test comp­­tant 36 ques­­tions. Elles s’ins­­pirent du « para­­digme d’ac­­coin­­tance » théo­­risé en 1994 par Nancy L. Collins et Lynn Carol Miller. D’un échange de 45 minutes sortent quelques amitiés : 35 % des parti­­ci­­pants restent en contact. Cette fois, aucun mariage n’est toute­­fois célé­­bré. Mais « nous ne l’avons pas conçu pour cela », précise Elaine Aron. Les résul­­tats parus en 1997 sous le nom « La produc­­tion expé­­ri­­men­­tale de proxi­­mité inter­­­per­­son­­nelle » parlent d’ailleurs plus de bonne entente que d’amour. Une rela­­tion étroite ne peut naître qu’au terme d’un proces­­sus de « révé­­la­­tion de soi réci­­proque, person­­nelle et soute­­nue », observent-ils.

Une telle épipha­­nie se produit-elle au cours de l’ex­­pé­­rience ? Oui et non, répondent les cher­­cheurs. « Nous pensons que la proxi­­mité résul­­tant de ces études est vécue de la même manière, à de nombreux égards, que celle qui se produit natu­­rel­­le­­ment au cours du temps. Cela dit, il est peu probable que notre procé­­dure produise de la loyauté, de la dépen­­dance, de l’en­­ga­­ge­­ment ou d’autres aspects rela­­tion­­nels qui pour­­raient néces­­si­­ter plus de temps pour se déve­­lop­­per. » Quoi qu’il en soit, une rela­­tion réus­­sie repose selon eux sur le partage continu de confi­­dences et de vulné­­ra­­bi­­li­­tés équi­­tables.

Au cœur du cerveau

Un dimanche de 2010, Mandy Len Catron accom­­pagne une amie, Liz, faire les boutiques de robes de mariée. « Quand tu vois un vieux couple, est-ce que tu penses à Kevin et toi ? » lui demande la fian­­cée en poin­­tant deux octo­­gé­­naires. Comme elle, la profes­­seure de litté­­ra­­ture d’alors 29 ans est sur le point de se marier. Mais ce choix est-il le bon ? « Non, honnê­­te­­ment, je ne pense pas à nous », répond-elle, songeuse. Kevin est entré dans sa vie à la fac, alors que l’union de ses parents parais­­sait inal­­té­­rable. Main­­te­­nant qu’ils sont sépa­­rés, Mandy Len Catron n’est plus sûre de rien. Les inter­­­ro­­ga­­tions se bous­­culent dans un entre­­lacs de souve­­nirs, où chaque pilier appa­­raît lézardé. Sur quoi repo­­sait la rela­­tion qui l’a vue naître ?

À Appa­­la­­chian, une ville minière de Virgi­­nie, un entraî­­neur de foot­­ball améri­­cain au lycée a un jour été inter­­­rogé par une pom pom girl écri­­vant pour le jour­­nal de l’école. Ils se sont un temps fréquenté en secret, puis ont célé­­bré leurs noces devant témoins quatre ans plus tard. « À mes yeux c’était la plus belle histoire d’amour », explique leur fille Mandy Len Catron. « Quand j’étais petite, je ne me lassais pas de la racon­­ter. Les histoires d’amour avaient façonné mes espoirs et mes attentes, qui se trou­­vaient terri­­ble­­ment déçus. J’ai donc décidé d’ap­­prendre tout ce que je pouvais sur le sujet. » Avant de décou­­vrir le ques­­tion­­naire d’Elaine et Arthur Aron, Mandy tombe sur les travaux d’He­­len Fisher.

En 1992, cette anthro­­po­­logue de « l’at­­trac­­tion inter­­­per­­son­­nelle », qui colla­­bore régu­­liè­­re­­ment avec le couple Aron, a écrit un ouvrage sur « une histoire natu­­relle de l’ami­­tié, du mariage et les raisons de notre égare­­ment » titré Anatomy of Love. L’amour, juge-t-elle, est à mettre au rang des besoins fonda­­men­­taux comme la faim et la soif. Ce serait « un moteur fonda­­men­­tal qui a évolué il y a des centaines ou des milliers d’an­­nées » et aurait permis à l’es­­pèce humaine de pros­­pé­­rer. Pour que repro­­duc­­tion se passe, l’homme est mû par trois méca­­nismes neuro­­lo­­giques : le besoin d’at­­ta­­che­­ment, de sexe et d’amour. « Ces trois systèmes céré­­braux peuvent opérer aussi bien distinc­­te­­ment qu’en­­semble », explique Helen Fisher. Il a fallu leur coopé­­ra­­tion afin que la femme et l’homme élèvent ensemble un enfant.

Ce n’est pas un hasard, ajoute Fisher, si ce proces­­sus a lieu au cœur du système nerveux central, dans une section appe­­lée aire tegmen­­tale ventrale d’où proviennent aussi les senti­­ments de faim et de soif. La dopa­­mine est produite ici, et met en branle tout un circuit de récom­­pense qui active nos désirs. Ainsi, la molé­­cule est présente en plus grand nombre chez un indi­­vidu qui s’éprend d’un autre. Par un jeu de vase commu­­ni­­cant, les régions de la prise de déci­­sion sont au même moment moins actives. Autre­­ment dit, il se pour­­rait bien que l’amour rationne la ratio­­na­­lité ; d’où une certaine folie douce.

« Des gens ont suggéré de l’uti­­li­­ser pour récon­­ci­­lier les suppor­­ters de Trump et ses oppo­­sants »

« Nous nous sommes rendu compte que les méca­­nismes propres à l’amour peuvent se déclen­­cher instan­­ta­­né­­ment », observe la cher­­cheuse. Le coup de foudre existe donc bien en science. « Ce système neuro­­nal est comme un chat endormi, il peut être réveillé n’im­­porte quand. C’est ce qu’Ar­­thur Aron expé­­ri­­mente en mettant deux personnes dans une situa­­tion où elles sont plus suscep­­tibles d’ac­­ti­­ver ces méca­­nismes. » Mandy Len Catron a toute­­fois une réserve à l’égard de cette expli­­ca­­tion. D’après elle, il ne faut pas oublier que l’amour est pour une large part une construc­­tion sociale, dont la figure ne cesse de se renou­­ve­­ler à mesure que de nouvelles façons d’in­­te­­ra­­gir appa­­raissent.

Lorsqu’elle a fina­­le­­ment décidé de rompre avec l’homme qu’elle devait épou­­ser, la profes­­seure a essayé les appli­­ca­­tions de rencontre. L’offre était plétho­­rique. Mais dans beau­­coup de cas, les échanges tour­­naient court. « Vous n’avez pas d’ami en commun ni d’obli­­ga­­tion à respec­­ter », a-t-elle constaté. Au contraire, l’ex­­pé­­rience d’Aron lui a donné un cadre, les balises d’un chemin vers l’in­­ti­­mité qui peinent parfois à émer­­ger d’elles-mêmes. Là où les données sont partout, quelques règles du jeu peuvent aider.

Ce n’est pas vrai qu’en amour : une femme qui ne savait pas comment commu­­niquer avec sa sœur en phase termi­­nale s’est servie du ques­­tion­­naire. « Elle a trouvé ça fort de le faire avant sa mort », rapporte Mandy Len Catron. « Des gens ont suggéré de l’uti­­li­­ser pour récon­­ci­­lier les suppor­­ters de Trump et ses oppo­­sants », s’amuse Arthur Aron. Il y a quelques mois, le psycho­­logue a rencon­­tré la profes­­seure de Vancou­­ver pour la première fois. « Je ne savais pas qu’il serait là mais j’ai été ravie de le rencon­­trer », se souvent cette dernière. « Il m’a posé beau­­coup de ques­­tions. »

Arthur Aron aujourd’­­hui
Crédits : Stony Brook Univer­­sity

Les 36 ques­­tions

  1. Si vous pouviez choi­­sir n’im­­porte qui dans le monde, qui invi­­te­­riez-vous à dîner ?
  2. Aime­­riez-vous être célèbre ? Si oui, de quelle manière ?
  3. Avant de passer un appel télé­­pho­­nique, vous arrive-t-il de répé­­ter ce que vous allez dire. Si oui, pourquoi ?
  4. À quoi ressemble une jour­­née parfaite pour vous ?
  5. Quand avez-vous chanté pour vous-même pour la dernière fois ? Et pour quelqu’un d’autre ?
  6. Si vous pouviez atteindre 90 ans et conser­­ver soit l’es­­prit soit le corps d’un·e tren­­te­­naire pendant les soixante dernières années de votre vie, que choi­­si­­riez-vous ?
  7. Avez-vous un pres­­sen­­ti­­ment secret sur la façon dont vous allez mourir ?
  8. Citez trois choses que votre parte­­naire et vous semblez avoir en commun ?
  9. De quoi vous sentez-vous le/la plus recon­­nais­­sant·e dans la vie ?
  10. Si vous pouviez chan­­ger quelque chose à l’édu­­ca­­tion que vous avez reçue, de quoi s’agi­­rait-il ?
  11. En quatre minutes, racon­­tez l’his­­toire de votre vie en donnant le plus de détails possibles.
  12. Si vous pouviez vous réveiller demain avec une qualité ou une apti­­tude en plus, de quoi s’agi­­rait-il ?
  13. Si une boule de cris­­tal pouvait vous révé­­ler la vérité sur vous, votre vie, l’ave­­nir ou toute autre chose, que voudriez vous savoir ?
  14. Y-a-t-il une chose que vous rêvez de faire depuis long­­temps ? Pourquoi ne l’avez-vous pas encore faite ?
  15. Quelle est la plus grande réus­­site de votre vie ?
  16. En amitié, qu’est-ce qui a le plus de valeur à vos yeux ?
  17. Quel est votre plus beau souve­­nir ?
  18. Quel est votre pire souve­­nir ?
  19. Si vous deviez mourir dans un an, chan­­ge­­riez-vous quelque chose à votre façon de vivre ? Pourquoi ?
  20. Que signi­­fie l’ami­­tié pour vous ?
  21. Quels rôles jouent l’amour et l’af­­fec­­tion dans votre vie ?
  22. Tour à tour, énumé­­rez les quali­­tés que vous voyez chez votre parte­­naire. Citez en 5 au total.
  23. À quel point votre famille est-elle unie et chaleu­­reuse ? Pensez-vous avoir eu une enfance plus heureuse que la plupart des gens ?
  24. Que pensez-vous de votre rela­­tion avec votre mère ?
  25. Énon­­cez trois véri­­tés commençant par nous. Par exemple : « Nous avons tous les deux l’im­­pres­­sion que… »
  26. Finis­­sez cette phrase : « J’ai­­me­­rais avoir quelqu’un avec qui parta­­ger…»
  27. Si votre parte­­naire devait deve­­nir un·e ami·e proche, dites-lui ce qu’il/elle devrait à tout prix savoir sur vous.
  28. Expliquez à votre parte­­naire ce que vous aimez chez lui/elle. Soyez honnête et énon­­cez des choses que vous ne diriez peut-être pas à quelqu’un que vous venez juste de rencon­­trer.
  29. Parta­­gez avec votre parte­­naire un moment gênant de votre vie.
  30. Quand avez-vous pleuré devant quelqu’un pour la dernière fois ? Et tout·e seul·e ?
  31. Dites à votre parte­­naire ce que vous aimez déjà chez lui/elle.
  32. Selon vous, y a-t-il des sujets dont on ne peut pas rire ?
  33. Si vous deviez mourir ce soir sans pouvoir commu­­niquer avec qui que ce soit, que regret­­te­­riez-vous le plus de ne pas avoir dit à quelqu’un ? Pourquoi ne l’avez-vous pas déjà dit ?
  34. Imagi­­nez que votre maison prenne feu avec tout ce qu’elle contient. Après avoir sauvé vos proches et vos animaux de compa­­gnie, vous avez encore le temps d’al­­ler récu­­pé­­rer un unique objet. Que prenez-vous ? Pourquoi ?
  35. Parmi tous les membres de votre famille, quel est celui dont la mort vous touche­­rait le plus ? Pourquoi ?
  36. Expo­­sez un problème person­­nel à votre parte­­naire et deman­­dez-lui ce qu’il ou elle ferait pour le résoudre. Deman­­dez-lui égale­­ment ce qu’il/elle pense que vous ressen­­tez face à cette situa­­tion ?

Couver­­ture : Tyler Nix.


 

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