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À sa dernière audience, Julian Assange se souve­nait à peine de son nom

par   Servan Le Janne   | 22 octobre 2019

Devant le tribu­nal de West­mins­ter, à Londres, Julian Assange a paru très confus lorsque les juges lui ont demandé de donner son nom et sa date de nais­sance. « Je n’ar­rive pas à penser clai­re­ment », a-t-il répondu mardi 21 octobre, selon le Guar­dian.

À 10 h 35, le fonda­teur de Wiki­leaks est entré dans la salle d’au­dience en levant le poing. Habillé d’un costume bleu, rasé de frais, il est venu deman­der un délai pour s’op­po­ser à la demande d’ex­tra­di­tion de Washing­ton. Après avoir passé huit ans réfu­gié dans l’am­bas­sade d’Équa­teur, à Londres, il a été mis en examen pour conspi­ra­tion contre les États-Unis, en mai, alors qu’il venait d’être remis aux auto­ri­tés britan­niques. Il encourt jusqu’à 175 ans de prison.

Très affai­bli par ce long confi­ne­ment, il n’avait pas pu être inter­rogé par les juges un mois plus tôt, alors qu’ils prévoyaient de lui poser des ques­tions par vidéo. Selon WikiLeaks, il a été emmené à l’hô­pi­tal de la prison de Belmarsh. Le mois dernier, son père a expliqué que ses condi­tions de déten­tion étaient « sordides » et qu’il était main­tenu à l’iso­le­ment plus de 23 heures par jour. Julian Assange a lui regretté de ne pas dispo­ser d’un ordi­na­teur.

« Il y a d’un côté une super-puis­sance qui a eu 10 ans pour prépa­rer ce procès, et moi je ne peux même pas avoir accès à mes écrits », s’est-il lamenté. « Ce n’est pas équi­table. » Aucun délai ne lui a été accordé pour se défendre d’une demande d’ex­tra­di­tion qu’il juge « poli­tique », s’es­ti­mant victime d’une « guerre aux lanceurs d’alerte ». Son audience est prévue pour le 25 février 2020.

Source : The Guar­dian

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