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Après 20 ans dans l’océan, les sacs plas­tiques sont toujours intacts

par   Pablo Oger   | 22 juin 2020

Des cher­cheurs alle­mands ont étudié des sacs plas­tiques qui se trou­vaient au fond de l’océan depuis plus de 20 ans. Résul­tat : leur compo­si­tion ne semble pas avoir évolué d’un iota et ils ne montrent aucun signe de dégra­da­tion, rappor­tait l’ins­ti­tut de recherche GEOMAR sur son site le 11 juin.

Les cher­cheurs ont examiné deux sacs plas­tiques et les détri­tus qu’ils conte­naient, récu­pé­rés à 4 150 mètres sous la surface de l’océan Paci­fique Est. Ils ont pu consta­ter que la majeure partie du plas­tique était encore tota­le­ment intact. Bien qu’il ne soit pas diffi­cile de trou­ver du plas­tique dans les océans, il peut être diffi­cile de le dater avec préci­sion, c’est pourquoi les résul­tats de cette étude servent d’aver­tis­se­ment sur la longé­vité du plas­tique déversé dans la mer.

« Les résul­tats de la présente étude repré­sentent, à notre connais­sance, le premier ensemble de données inté­grant le deve­nir et la fonc­tion écolo­gique du plas­tique sur un inter­valle de temps de plus de deux décen­nies, dans les condi­tions envi­ron­ne­men­tales natu­relles des grands fonds marins », décrivent les cher­cheurs dans leur article paru dans Nature.

Pour leur test, les cher­cheurs ont repê­ché un réci­pient alimen­taire et une canette de Coca-Cola, tous deux embal­lés dans un sac en plas­tique. Alors que l’alu­mi­nium de la canette de Coca-Cola auraient norma­le­ment dû se dégra­der, le sac plas­tique l’a parfai­te­ment préser­vée, à tel point que l’étiquette de la canette était encore clai­re­ment visible. « Ni le sac ni la canette ne présen­taient de signes de frag­men­ta­tion ou même de dégra­da­tion », explique le biogéo­chi­miste Stefan Krause, de l’ins­ti­tut de recherche GEOMAR en Alle­magne. Très, très flip­pant.

Source : GEOMAR / Nature

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