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Cette empreinte décou­verte à Gibral­tar pour­rait appar­te­nir à l’un des derniers Hommes de Néan­der­tal

par   Malaurie Chokoualé Datou   | 18 février 2019
Crédits : Univer­si­dad de Sevilla

Dans les dunes de la baie des Cata­lans, à Gibral­tar, une trace inédite a été retrou­vée. Passant le sable au peigne fin, les cher­cheurs ont décou­vert une empreinte qui appar­tient proba­ble­ment à l’homme de Néan­der­tal. En atten­dant confir­ma­tion, l’équipe inter­na­tio­nale de scien­ti­fiques a publié ses obser­va­tions dans la revue scien­ti­fique Quater­nary Science Reviews le 31 janvier dernier.

Depuis dix ans, le gouver­ne­ment de Gibral­tar soutient des travaux de recherches et de fouilles sur le rocher et parti­cu­liè­re­ment autour de la grotte de Gorham. C’est ici qu’en 2016, la première gravure néan­der­ta­lienne avait ainsi été décou­verte. Derniè­re­ment, les cher­cheurs ont iden­ti­fié des traces de léopards et d’au­rochs (une espèce de bœufs éteinte), mais égale­ment celles d’un jeune homme, proba­ble­ment de Néan­der­tal. Ayant vécu il y a envi­ron 29 000 ans, il devait mesu­rer entre 106 et 126 cm.

« C’est une décou­verte extra­or­di­naire qui nous donne un aperçu incroyable de la faune et de la flore du Gibral­tar ancien », a déclaré le ministre du Patri­moine John Cortes dans un commu­niqué. « Nous avons tous pris un moment pour imagi­ner ces animaux traver­sant notre paysage. Cela nous aide à comprendre l’im­por­tance de la préser­va­tion de notre patri­moine. Je féli­cite l’équipe de recherche pour avoir débusqué cette marque fasci­nante du passé de notre rocher. »

Les Néan­der­ta­liens sont censés avoir disparu il y a envi­ron 40 000 ans, sans que l’on sache exac­te­ment pourquoi. L’em­preinte de Gibral­tar est toute­fois plus récente : vieille de 29 000 ans, elle pour­rait appar­te­nir à l’un des derniers Néan­der­ta­liens. L’es­pèce aurait ainsi vécu plus long­temps que ce que l’on estime. Gibral­tar devien­drait le deuxième site au monde à accueillir des traces attri­buées à des hommes de Néan­der­tal, après la grotte de Vartop en Rouma­nie, dans les montagnes des Apuseni.

Sources : Quater­nary Science Reviews/HM Govern­ment of Gibral­tar

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