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Des astro­nomes ont observé une planète géante dont le cœur est appa­rent

par   Denis Hadzovic   | 2 juillet 2020

Des scien­ti­fiques ont pu obser­ver pour la toute première fois le cœur d’une exopla­nète. Une fenêtre ines­ti­mable sur la compo­si­tion de TOI-849b, une géante gazeuse située à 730 années-lumière de la Terre que les astro­nomes observent depuis deux ans, rappor­tait Vice mercredi 1er juillet.

TOI-849b est légè­re­ment plus petite que Neptune mais trois fois plus massive. Selon l’étude des astro­phy­si­ciens de l’uni­ver­sité de Warwick, au Royaume-Uni, publiée dans la revue Nature, il s’agit de la planète la plus dense jamais décou­verte pour cette taille. Elle a été détec­tée pour la première fois en 2018, mais ses proprié­tés n’ont alerté les astro­nomes que l’an­née dernière.

« Lorsque les données nous sont parve­nues, nous pensions qu’il s’agis­sait d’une erreur », raconte le Pr David Armstrong, qui a dirigé cette étude. Les scien­ti­fiques venaient de décou­vrir une planète gazeu­se… sans gaz. L’or­bite de TOI-849b est si proche de son étoile, très semblable à notre Soleil, que les tempé­ra­tures peuvent monter jusqu’à 1 500°C à sa surface.

Après avoir observé atten­ti­ve­ment TOI-849b pendant six mois, les astro­phy­si­ciens britan­niques ont fina­le­ment proposé deux hypo­thèses. Soit TOI-849b est le cœur nu de ce qui était autre­fois une planète géante gazeuse de la taille de Jupi­ter, soit il s’agit d’une géante gazeuse « ratée » qui n’a jamais déve­loppé d’en­ve­loppe gazeuse. Dans le cas de Jupi­ter, son noyau consti­tué d’élé­ments lourds est entouré de dizaines de milliers de kilo­mètres de couches de gaz.

Les cher­cheurs estiment qu’en passant près de son étoile, TOI-849b subit une force trop impor­tante et se décom­pose peu à peu. C’est ce qu’on appelle un événe­ment de rupture. Il se pour­rait aussi que l’exo­pla­nète ait perdu son statut de géante gazeuse par ther­ma­li­sa­tion : avec le temps, l’éner­gie ther­mique accu­mu­lée à sa surface a pu litté­ra­le­ment dissoudre son atmo­sphère.

D’autre analyses devraient permettre un diagnos­tic plus précis sur cette étrange planète, sur laquelle il ne fait pas bon vivre.

Source : Vice

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