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Des scien­ti­fiques créent de la viande à partir de cellules humaines

par   Sarah Ben Bouzid   | 17 novembre 2020

Une équipe de scien­ti­fiques et desi­gners améri­cains a mis au point de véri­tables steaks créés à partir des propres cellules du consom­ma­teur, le DIY ultime. Ils expliquent que l’Ourbo­ros Steak est un moyen idéal d’épar­gner les animaux et l’en­vi­ron­ne­ment tout en satis­fai­sant notre appé­tit de viande. Et ce n’est même pas du canni­ba­lisme ! Des proto­types de leurs steaks sont expo­sés au Musée du Design de Londres, rappor­tait le maga­zine Dezeen le 13 novembre.

Crédits : Ourbo­ros Steak

À l’oc­ca­sion de la remise annuelle des prix « Beaz­ley Desi­gns », décer­nés par le Musée du Design de Londres, le biolo­giste Andrew Pelling, fonda­teur de la société de biotech­no­lo­gie Spider­wort Inc, la desi­gneuse indus­trielle Grace Knight et le biolo­giste Orkan Telhan ont dévoilé leurs steaks Ourbo­ros, de petites pièces de viande de la taille d’un amuse-bouche, présen­tés dans des assiettes.

Crédits : Ourbo­ros Steak

« Le sang humain périmé est un déchet pour le système médi­cal. Or il est moins cher et plus durable que le sang frais, mais moins bien accepté cultu­rel­le­ment », expliquent-ils. « Les gens pensent que se manger soi-même est du canni­ba­lisme, mais ce qui n’est tech­nique­ment pas le cas. »

L’équipe consi­dère la culture d’Our­bo­ros Steaks comme un projet DIY : les consom­ma­teurs pour­ront ache­ter un kit conte­nant des tampons pour recueillir les cellules de leurs joues, des petits range­ments fabriqués à partir de mycé­lium de cham­pi­gnon pour les culti­ver, du sérum humain pour les nour­rir et des instruc­tions sur la tempé­ra­ture appro­priée pour les culti­ver pendant trois mois. Après quoi vos mini-steaks humains seront prêts à dégus­ter.

Mais pour l’ins­tant aucune de ces viandes culti­vées n’a encore été approu­vée à la vente. Cela ne devrait cepen­dant plus tarder puisque le marché de la viande de labo pour­rait peser jusqu’à 572 millions de dollars d’ici 2025. Bon appé­tit !

Source : Dezeen

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