fbpx

Il est main­te­nant inter­dit de vendre des momies sur Face­book

par   Denis Hadzovic   | 30 juin 2020

Face­book vient d’in­ter­dire la vente d’an­ciens arte­facts histo­riques comme des momies, des manus­crits ou des parche­mins sur ses plate­formes. Cela fait suite à des inves­ti­ga­tions menées en mai 2019, qui ont décou­vert que la plate­forme était utili­sée pour rece­ler des arte­facts volés, rappor­tait BBC News mardi 23 juin.

L’an­née dernière, des cher­cheurs ont mené une enquête sur la façon dont les arte­facts en prove­nance d’Irak et de Syrie étaient reven­dus sur Face­book. L’un d’eux avait alors recom­mandé à la plate­forme d’in­ves­tir dans des « équipes d’ex­perts pour iden­ti­fier et suppri­mer les réseaux de trafic » plutôt que de recher­cher les cas indi­vi­duels.

Crédits : ATHAR Project

Mardi 23 juin, Face­book a donc annoncé que tout contenu « encou­ra­geant à ache­ter, vendre ou échan­ger des arte­facts histo­riques » ou qui « solli­cite des arte­facts histo­riques », sera désor­mais banni. Parmi les objets habi­tuel­le­ment échan­gés sur la plate­forme, on trouve des manus­crits, des monnaies anciennes et même des parties de corps momi­fiés.

Le direc­teur des poli­tiques publiques de Face­book, Greg Mandel, a précisé que ces tran­sac­tions seront égale­ment bannies d’Ins­ta­gram. Les deux plate­formes déve­loppent un système auto­ma­tisé qui détecte des images et des mots-clés afin d’iden­ti­fier les conte­nus qui vont à l’en­contre de la nouvelle règle.

Crédits : ATHAR Project

Pour le profes­seur Amr al-Azm, de l’uni­ver­sité Shaw­nee dans l’Ohio, le fait de se repo­ser sur une intel­li­gence arti­fi­cielle n’est « simple­ment pas assez ». Il suggère d’ar­chi­ver ces images plutôt que de les suppri­mer puisque ce trafic « est aussi un marché noir qui finance des orga­ni­sa­tions crimi­nelles sur le même site que vous utili­sez pour poster des photos de vos enfants ».

Pour le moment, Face­book a supprimé 49 groupes et surveille actuel­le­ment plus de 120 groupes du Moyen-Orient et du nord de l’Afrique. « Le plus grand groupe que nous avons iden­ti­fié possé­dait 150 000 membres l’an­née dernière, main­te­nant il en a plus de 437 000 », précise le réseau social qui voit la pandé­mie de Covid-19 comme un facteur de cette augmen­ta­tion.

Source : BBC News

Plus de monde