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L’An­tar­c­tique se réchauffe trois fois plus vite que le reste du monde

par   Denis Hadzovic   | 30 juin 2020

En analy­sant les données météo des 60 dernières années, des cher­cheurs britan­niques, améri­cains et néo-zélan­dais se sont rendus compte que l’An­tar­c­tique avait gagné 1,83°C depuis 1989. Le pôle Sud se réchauffe ainsi trois fois plus vite que le reste de la planète depuis 30 ans, rappor­tait Phys.org lundi 29 juin.

Dans leur étude, publiée par Nature Climate Change le 29 juin, les scien­ti­fiques se sont inté­res­sés à l’ori­gine de ce phéno­mène. Selon leurs analyses, le réchauf­fe­ment des océans dans l’ouest du Paci­fique pendant des décen­nies a fait chuter la pres­sion atmo­sphé­rique au-dessus de la mer de Weddell.

Le flux d’air chaud en direc­tion de l’An­tar­c­tique a ainsi augmenté, réchauf­fant le Continent Blanc de plus d’1,83°C en 30 ans. Sans surprise, les émis­sions de gaz à effet de serre ont gran­de­ment contri­bué à ce réchauf­fe­ment, qui boule­verse les écosys­tèmes du conti­nent. Seule une colo­nie de manchots s’en réjouit.

Histo­rique­ment, le pôle Sud restait froid alors que d’autres parties de l’An­tar­c­tique se réchauf­faient. « On pensait que cette partie de l’An­tar­c­tique était immu­ni­sée, isolée du réchauf­fe­ment. On a remarqué que ce n’est plus le cas », déclare Kyle Clem, qui a dirigé cette étude.

Les données montrent que le pôle Sud se réchauffe désor­mais à une vitesse de 0,6°C par décen­nie, contre « seule­ment » 0,2°C pour le reste du monde. Les cher­cheurs expliquent que ce phéno­mène de réchauf­fe­ment est un cycle natu­rel qui a démarré au début du XXIe siècle, mais que l’acti­vité humaine l’a large­ment accen­tué.

Source : Phys.org

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