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Les animaux migrent vers les pôles pour fuir le réchauf­fe­ment clima­tique

par   Denis Hadzovic   | 2 juin 2020

Le réchauf­fe­ment clima­tique pousse les animaux à fuir leur habi­tat natu­rel et à se diri­ger vers les pôles Nord et Sud, nous apprend une nouvelle étude publiée le 25 mai dans Nature Ecology & Evolu­tion. Cette migra­tion est six fois plus rapide pour les espèces marines que pour les espèces terrestres.

L’étude passe en revue 258 recherches scien­ti­fiques préexis­tantes. Les cher­cheurs ont ainsi comparé plus de 30 000 chan­ge­ments d’ha­bi­tats chez plus de 12 000 espèces de bacté­ries, plantes, cham­pi­gnons et animaux. Les résul­tats montrent que toutes les espèces migrent vers les pôles pour survivre au réchauf­fe­ment clima­tique, bien que leur vitesse de dépla­ce­ment varie.

En effet, les animaux marins se déplacent à une vitesse d’en­vi­ron six kilo­mètres par an, tandis que ceux de la terre ferme ne bougent que d’1,8 m par an. Une vitesse « plus lente que prévue », selon les auteurs. Les insectes eux, migrent à une vitesse d’en­vi­ron 18,5 kilo­mètres par an. Cette diffé­rence entre mer et terre peut s’ex­pliquer par la sensi­bi­lité aux tempé­ra­tures.

La plupart des animaux terrestres peuvent faci­le­ment régu­ler la tempé­ra­ture de leur corps. De plus, l’air propage la chaleur 25 fois plus lente­ment que l’eau. C’est aussi que les animaux marins peuvent migrer bien plus faci­le­ment que les autres. Ils peuvent se dépla­cer très faci­le­ment et rencontrent peu d’obs­tacles humains, contrai­re­ment aux animaux terrestres dont les mouve­ments sont souvent entra­vés par notre présence.

Cette base de données récol­tée par les scien­ti­fiques a tout de même ses limites. Elle ne couvre que 0,6 % des espèces connues sur Terre, les animaux étudiés sont ceux qui paraissent les plus impor­tants aux yeux des humains et proviennent prin­ci­pa­le­ment de l’hé­mi­sphère Nord. Mais elle permet tout de même d’an­ti­ci­per les consé­quences dans un futur proche.

Source : Nature

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