Alors que la plupart des pays peinent à vacciner leur population, la Russie a dévoilé le premier vaccin au monde dédié aux animaux. D’après les autorités, il devrait permettre de réduire les chances de mutations du virus, rapportait CNN le 31 mars.

Connu sous le nom de Carnivak-Cov, le vaccin mis au point par l’agence de surveillance agricole Rosselkhoznadzor est conçu pour les animaux carnivores. Depuis octobre, il s’est avéré efficace sur des chiens, des chats, des visons et des renards, selon ses créateurs. Il devrait être utile pour prévenir la contamination d’élevages, comme ce fut le cas au Danemark, où plus de 15 millions de visons ont été abattus l’année dernière. Des établissements en Grèce, en Pologne, aux États-Unis, au Canada ou encore à Singapour auraient déjà exprimé leur intérêt pour le Carnivak-Cov.

« L’utilisation du vaccin peut empêcher le développement de mutations virales », affirme Konstantin Savenkov, le directeur adjoint de Rosselkhoznadzor. « Les animaux de test vaccinés ont développé des anticorps contre le coronavirus dans 100 % des cas. »

Même s’il s’agit potentiellement d’un nouveau pas dans la lutte contre le Covid-19, la nouvelle du vaccin a été accueillie avec scepticisme par certains. Les vétérinaires et les éleveurs de fourrures russes ont d’ailleurs déclaré qu’ils ne voyaient aucun besoin immédiat de vacciner les animaux. On sait pourtant que des clusters au sein de populations animales peuvent entraîner de dangereux variants, susceptibles de résister aux vaccins existants.

Les autorités militaires de Saint-Pétersbourg ont tout de même annoncé que les chiens de l’armée seraient soumis à une vaccination obligatoire avant d’être déployés dans les aéroports.

Source : CNN