Un graf­fiti de pénis datant de l’Em­pire romain décou­vert sur le mur d’Ha­drien

par   Nicolas Prouillac   | 3 mars 2019
Crédits : Jon Alli­son/Newcastle Univer­sity

Cons­truit il y a 1800 ans au nord de l’An­gle­terre actuelle sur ordre de l’em­pe­reur du même nom, le mur d’Ha­drien devait proté­ger les Romains des hordes d’en­ne­mis barbares venus du froid qui goûtaient peu les charmes de la civi­li­sa­tion romaine.

Peu à peu aban­donné au Ve siècle, il en reste aujourd’­hui de longs pans admi­ra­ble­ment bien préser­vés. Si bien préser­vés que des archéo­logues de l’uni­ver­sité de Newcastle et d’Histo­ric England viennent de décou­vrir de nouvelles inscrip­tions dans une portion du mur en Cumbria, dont un phal­lus aux propor­tions flat­teuses, symbole de chance pour les Romains.

La cari­ca­ture d’un comman­dant de l’ar­mée romaine
Crédits : Jon Alli­son/Newcastle Univer­sity

Les scien­ti­fiques ont égale­ment décou­vert, sur cette portion du mur située dans les bois de Gelt Woods, à 3 km au sud de la ville de Bramp­ton, des inscrip­tions indiquant que les Romains avaient ample­ment rénové la struc­ture du mur. L’une d’elles dit : « APRO ET MAXIMO CONSVLIBVS OFICINA MERCATI », soit « sous le consul­tat d’Aper et Maxi­mus », du nom de deux consuls et diplo­mates de l’Em­pire qui offi­ciaient au IIIe siècle de notre ère.

Le travail des archéo­logues n’est pas simple, car la face du mur qu’ils étudient descend sur 9 mètres au cœur de la forêt, si bien que les cher­cheurs doivent réali­ser leurs obser­va­tions suspen­dus dans le vide. « Ces inscrip­tions sont proba­ble­ment les plus impor­tantes obser­vées à la fron­tière du mur d’Ha­drien », témoigne l’ar­chéo­logue d’Histo­ric England Mike Collins. « Elles apportent des indi­ca­tions sur l’or­ga­ni­sa­tion du vaste projet de construc­tion qu’é­tait le mur d’Ha­drienainsi que des touches très humaines et person­nelles, comme cette cari­ca­ture d’un comman­dant de l’ar­mée réali­sée par un groupe de soldats. »

Tout le défi pour les archéo­logues est à présent de préser­ver ces inscrip­tions vulné­rables à l’ac­tion du temps, grâce aux tech­no­lo­gies dont ils disposent.

Crédits : Histo­ric England

Source : Histo­ric England

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