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Ces scien­ti­fiques ont décou­vert un nouveau type de trous noirs mangeurs d’étoiles

par   Nicolas Pujos   | 2 avril 2020

Une équipe de scien­ti­fiques améri­cains a décou­vert l’exis­tence de trous noirs dits de taille inter­mé­diaire, qui n’avaient jamais été iden­ti­fiés aupa­ra­vant. L’un d’entre eux s’est trahi en dévo­rant trop « bruyam­ment » une étoile.

Tandis que les trous noirs super­mas­sifs – qui peuvent être des milliards de fois plus gros que le Soleil –, et les « petits » trous noirs – qui repré­sentent de 5 à 30 fois la taille du Soleil – sont connus, les trous noirs de taille inter­mé­diaire (IMBH) n’avaient pas encore fait l’objet d’une iden­ti­fi­ca­tion précise par les scien­ti­fiques. C’est main­te­nant chose faite, et le contenu de l’étude publiée dans la revue The Astro­phy­si­cal Research Letters a été détaillé par Vice ce 2 avril.

En détrui­sant une étoile, un trou de noir de taille inter­mé­diaire a crée une énorme explo­sion de rayons X qui ont pu être obser­vés depuis la Terre par les scien­ti­fique de l’équipe de Dacheng Lin, astro­phy­si­cien à l’uni­ver­sité du New Hamp­shire aux États-Unis. Ils ont réussi à déter­mi­ner que le trou noir était envi­ron 50 000 fois plus grand que le Soleil et qu’il se trou­ve­rait dans une galaxie située à des centaines de millions d’an­nées-lumière de la Voie lactée.

Une première obser­va­tion de cette explo­sion bapti­sée 3XMM J215022.4−055108 avait été réali­sée conjoin­te­ment en 2006 par la NASA et l’ESA. En corré­lant ces données avec celles du téles­cope spatial Hubble datant de mai 2018, les scien­ti­fiques ont pu déter­mi­ner la taille du trou noir en fonc­tion de la lumi­no­sité et de la forme de la torche. Pour Dacheng Lin, « les trous noirs de masse inter­mé­diaire sont des objets insai­sis­sables, et il est donc essen­tiel d’exa­mi­ner atten­ti­ve­ment et d’ex­clure des expli­ca­tions alter­na­tives pour chaque candi­dat. C’est ce que Hubble nous a permis de faire. »

On sait déjà que les petits trous noirs se forment lors d’ex­plo­sions stel­laires et que les trous noirs super­mas­sifs gros­sissent jusqu’à occu­per le centre de vastes galaxies. Mais on sait peu de choses de l’in­ter­valle entre les deux, et les trous noirs inter­mé­diaires sont préci­sé­ment une chaî­non du lien manquant dans notre compré­hen­sion de ces fasci­nants objets cosmiques.

Source : Vice

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