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De possibles signes de vie décou­verts dans l’at­mo­sphère de Vénus

par   Ulyces   | 14 septembre 2020

Grâce à de puis­sants téles­copes, une équipe inter­na­tio­nale d’as­tro­nomes a détecté un gaz dans l’at­mo­sphère de Vénus qui pour­rait signa­ler la présence de vie à sa surface, rapporte le New York Times ce lundi 14 septembre. Les scien­ti­fiques ont repéré de la phos­phine dans les nuages toxiques de Vénus, un gaz dont la présence ne peut être expliquée autre­ment, jusqu’ici, que par la vie, expliquent-ils dans leur étude.

La recherche d’une vie extra­ter­restre pour­rait détour­ner son regard de Mars et de loin­tains systèmes stel­laires pour se recen­trer sur l’étoile la plus brillante du ciel. Vénus, dont le scin­tille­ment guide les humains depuis des temps immé­mo­riaux, pour­rait abri­ter des formes de vie extra­ter­restre. « C’est une décou­verte extra­or­di­naire et complè­te­ment inat­ten­due », s’ex­clame Sara Seager, plané­to­logue du MIT et coau­teure de l’étude. La détec­tion d’une biosi­gna­ture dans l’at­mo­sphère de la planète tellu­rique « va donner lieu à des recherches appro­fon­dies sur la possi­bi­lité que Vénus abrite la vie. »

Aujourd’­hui inhos­pi­ta­lière, sa surface brûlante est balayée par des pluies d’acide sulfu­rique déver­sées par des nuages toxiques. Mais cela n’a pas toujours été le cas. Durant deux milliards d’an­nées, Vénus a été une planète tempé­rée abri­tant un océan. Il se pour­rait que subsiste à sa surface les descen­dants (micro­biens) d’une ancienne vie.

« Il est décon­cer­tant d’ima­gi­ner que la vie puisse survivre entou­rée par autant d’acide sulfu­rique », recon­naît volon­tiers Jane Greaves, astro­nome de l’uni­ver­sité de Cardiff et cheffe de l’équipe qui a mené l’étude. « Mais toutes les possi­bi­li­tés géolo­giques et photo­chi­miques que nous avons envi­sa­gées ne parviennent pas à expliquer le volume de phos­phine que nous obser­vons. »

Sur Terre, la phos­phine est émise par des microbes dans des envi­ron­ne­ments pauvres en oxygène comme les sédi­ments lacustres et les entrailles des animaux. Qui sait de quelles entrailles elle émane sur Vénus ?

Source : The New York Times

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