Toutes les forces que nous expérimentons chaque jour peuvent être réduites à quatre catégories : la gravité, l’électromagnétisme, l’interaction nucléaire forte et l’interaction faible. Mais d’après une nouvelle étude américaine, une cinquième force fondamentale de la nature pourrait exister, rapportait la BBC le 7 avril.

L’expérience Muon g-2 a été menée par le laboratoire Fermilab, aux abords de Chicago. Elle consistait à envoyer les particules élémentaires autour d’un anneau de 14 mètres puis à appliquer un champ magnétique. Selon les lois actuelles de la physique, inscrites dans le modèle standard, cela devrait faire osciller les muons à une certaine vitesse. Au lieu de cela, les scientifiques ont découvert que ces particules bougeaient à un rythme plus rapide que prévu.

D’après le Conseil des installations scientifiques et technologiques du Royaume-Uni (STFC), cela pourrait être causé par une force de la nature complètement nouvelle pour la science.

« Nous avons constaté que l’interaction des muons n’est pas en accord avec le modèle standard », explique le professeur Mark Lancaster, responsable britannique de l’expérience. « De toute évidence, c’est très excitant car cela indique potentiellement un avenir avec de nouvelles lois de la physique, de nouvelles particules et une nouvelle force que nous n’avions pas repérée jusqu’à ce jour », ajoute le chercheur de l’université de Manchester.

Mais les résultats de l’expérience Muon g-2 ne constituent pas encore une découverte concluante. Il y a actuellement une chance sur 40 000 que le résultat soit un hasard statistique. Pour revendiquer une découverte, il faut que l’observation ait moins d’une chance sur 3,5 millions d’être une coïncidence. La course entre les chercheur.euse.s est donc lancée pour savoir qui arrivera à prouver définitivement l’existence de cette nouvelle force de l’univers.

Source : BBC