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La kéta­mine peut litté­ra­le­ment éteindre le cerveau

par   Denis Hadzovic   | 16 juin 2020

Les scien­ti­fiques de l’uni­ver­sité de Cambridge ont admi­nis­tré des doses de kéta­mine à des moutons dans le cadre de recherches sur la mala­die de Hunting­ton. Ils se sont alors rendus compte qu’une grande dose de kéta­mine pouvait complè­te­ment éteindre l’ac­ti­vité céré­brale, rappor­tait Inverse mardi 16 juin.

Dans leur étude, publiée dans la revue Scien­ti­fic Reports, les cher­cheurs injectent des doses élevées de kéta­mine, un psycho­trope utilisé comme tradi­tion­nel­le­ment comme anes­thé­sique pour chevaux, ou pour fêtards de l’ex­trême. Arri­vés à un certain stade de l’étude, les données récol­tées par l’élec­troen­cé­pha­lo­gramme ont affi­ché des résul­tats très surpre­nants (et flip­pant).

Crédits : Scien­ti­fic Reports

En effet, ces derniers ont démon­tré que l’acti­vité céré­brale des moutons s’était complè­te­ment éteinte, instan­ta­né­ment. Un événe­ment qui n’a jamais été observé aupa­ra­vant et qui selon les cher­cheurs, a duré quelques minutes avant que leur cerveau se remettent à fonc­tion­ner.

« Ce n’était pas juste une réduc­tion de l’ac­ti­vité céré­brale. Après la grande dose de kéta­mine, les cerveaux de ces moutons se sont complè­te­ment arrê­tés. Nous n’avons jamais vu ça avant », déclare Jenny Morton, neuro­bio­lo­giste à l’uni­ver­sité de Cambridge. Malgré son arrêt brutal, le cerveau n’est « ni mort ni endom­magé » selon Morton. La preuve, c’est qu’il repar­tait comme avant après la montée.

Ces décou­vertes montrent que les scien­ti­fiques ont encore beau­coup à apprendre sur le fonc­tion­ne­ment du cerveau et sur les effets de la kéta­mine, utili­sée depuis les années 1960 sur les animaux et sur les êtres humains. Derniè­re­ment, elle a montré des résul­tats promet­teurs dans le trai­te­ment de la dépres­sion ou encore des migraines.

Source : Inverse

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