fbpx

La tempé­ra­ture de l’uni­vers a été multi­pliée par dix depuis le Big Bang

par   Sarah Ben Bouzid   | 22 novembre 2020

Sachant que l’uni­vers est en expan­sion perpé­tuelle et que cette expan­sion s’ac­cé­lère expo­nen­tiel­le­ment, sa tempé­ra­ture moyenne devrait progres­si­ve­ment dimi­nuer. C’est du moins ce qu’on pensait jusqu’ici. Mais des astro­phy­si­ciens de l’uni­ver­sité d’État de l’Ohio ont décou­vert que c’est tout le contraire : la tempé­ra­ture moyenne du gaz cosmique a été multi­pliée par plus de dix depuis le Big Bang et atteint envi­ron 2,2 millions de °C aujourd’­hui, rappor­tait Universe Today le 14 novembre.

En étudiant les données ther­miques des struc­tures des plus grandes échelles de l’uni­vers, les scien­ti­fiques améri­cains ont décou­vert que la tempé­ra­ture moyenne des gaz dans l’uni­vers primor­dial était infé­rieure à ce qu’elle est aujourd’­hui. Cela serait dû à l’ef­fon­dre­ment gravi­ta­tion­nel de la struc­ture cosmique au fil du temps, une tendance qui va se pour­suivre et s’in­ten­si­fier à mesure que l’ex­pan­sion de l’uni­vers conti­nue de s’ac­cé­lé­rer.

« Au fur et à mesure que l’uni­vers évolue, la gravité attire la matière noire et les gaz cosmique pour former des galaxies et des amas de galaxies. C’est un proces­sus si violent que de plus en plus de gaz s’en­tre­choquent et s’échauffent », résume Yi-Kuan Chiang, direc­teur de l’étude. Ainsi selon lui, l’uni­vers se réchauffe en raison du proces­sus natu­rel de forma­tion des galaxies et des autres struc­tures cosmiques.

Ces résul­tats remettent en ques­tion la théo­rie selon laquelle le « Big Chill » (ou « Grand Refroi­dis­se­ment »), soit le refroi­dis­se­ment ultime du cosmos, serait une fata­lité. Cette étude inter­roge égale­ment la possi­bi­lité de décou­vrir une vie extra­ter­restre un jour. En effet, si le cosmos se réchauffe avec le temps, cela pour­rait aussi signi­fier que l’émer­gence de la vie devien­dra moins probable avec le temps en raison de l’aug­men­ta­tion du rayon­ne­ment cosmique.

Ainsi, en suppo­sant qu’on ne trouve pas de méca­nisme permet­tant de main­te­nir un certain équi­libre ther­mique, cela pour­rait signi­fier que l’uni­vers ne se termi­nera non pas par un « Grand Refroi­dis­se­ment », mais par un « Grand Embra­se­ment ». L’un et l’autre sont une mauvaise nouvelle.

Source : Universe Today

PLUS DE SCIENCE