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Les bébés méga­lo­dons étaient déjà plus grands que des êtres humains

par   Adrien Vlahovic   | 11 janvier 2021

Il y a 20 millions d’an­nées, les gigan­tesques requins méga­lo­dons étaient les préda­teurs les plus redou­tables des océans, mesu­rant jusqu’à 15 mètres de long. Jusque-là rien de nouveau. Mais une étude parue ce lundi 11 janvier dans Histo­ri­cal Biology suggère que même leurs bébés étaient abso­lu­ment énormes à la nais­sance. La majo­rité d’entre eux étaient même plus gros qu’un humain adulte, rapporte le Guar­dian.

Fait pour le moins décon­cer­tant, les cher­cheurs pensent que les bébés requins attei­gnaient proba­ble­ment cette taille en se nour­ris­sant d’œufs non éclos dans l’uté­rus de leur maman. Les embryons mangeaient donc leurs frères et sœurs avant même leur nais­sance. Cet apport en nour­ri­ture leur permet­tait, au moment de la nais­sance, de mesu­rer déjà près de 2 mètres de long.

« En tant qu’un des plus grands carni­vores que la Terre ait jamais porté, déchif­frer les para­mètres de crois­sance du méga­lo­don est essen­tiel pour comprendre le rôle que jouent les grands carni­vores dans le contexte de l’évo­lu­tion des écosys­tèmes marins », a déclaré Kenshu Shimada, paléo­bio­lo­giste à l’uni­ver­sité DePaul de Chicago et auteur prin­ci­pal de l’étude.

Mais les méga­lo­dons ne sont pas les seuls indi­vi­dus à pratiquer ce canni­ba­lisme intra-utérin. En effet, tous les requins lamni­formes actuels, comme le requin blanc, se déve­loppent à l’in­té­rieur de leur mère en se nour­ris­sant des œufs non éclos, une pratique connue sous le nom d’oo­pha­gie. Atten­tion à ne pas la confondre avec l’ovo­pha­gie, qui concerne l’ab­sorp­tion d’œufs déjà fécon­dés, comme cela peut arri­ver dans le cas de jumeaux humains – qui mesurent rare­ment 2 mètres à la nais­sance.

Source : The Guar­dian

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