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Il pour­rait y avoir 6 milliards de planètes semblables à la Terre dans la Voie lactée

par   Denis Hadzovic   | 18 juin 2020

En l’état de nos décou­vertes, les exopla­nètes suscep­tibles d’abri­ter la vie comme sur Terre se font rares. Mais des astro­phy­si­ciens de l’uni­ver­sité de Colom­bie-Britan­nique (UBC) estiment qu’il y en aurait au moins six milliards rien que dans notre galaxie, rappor­tait UBC Science mardi 16 juin.

L’étude, publiée dans l’Astro­no­mi­cal Jour­nal, a de quoi donner le vertige. Les astro­nomes de l’UBC se sont servis de plusieurs années de recherche d’exopla­nètes pour donner une esti­ma­tion du nombre d’entre elles réunis­sant les carac­té­ris­tiques néces­saires au déve­lop­pe­ment de la vie – et donc poten­tiel­le­ment habi­tables.

Selon eux, il y aurait pas moins de 6 milliards d’exo­pla­nètes semblables à la Terre dans la Voie lactée. Une esti­ma­tion qui concerne unique­ment des planètes solides orbi­tant autour d’une étoile semblable au Soleil, à une distance idéale pour permettre l’ap­pa­ri­tion d’eau liquide à leur surface.

Les astro­phy­si­ciens estiment à ce jour que notre galaxie abrite entre 100 et 400 milliards d’étoiles – des systèmes solaires poten­tiels –, mais seule­ment 7 % d’entre elles sont de type G V, c’est-à-dire des naines jaunes, à l’ins­tar de notre Soleil. Et la plupart des exopla­nètes détec­tées jusqu’ici sont des planètes gazeuses ou de glace, comme Jupi­ter et Neptune.

Ces dernières sont faciles à iden­ti­fier parce qu’elles émettent beau­coup de signaux vers leurs étoiles. Mais les planètes rocheuses comme la Terre ou Mars sont plus diffi­ciles à obser­ver car leur acti­vité est moindre. Il est donc possible qu’elles soient en réalité bien plus nombreuses qu’on ne le pense.

Pour en faire une esti­ma­tion, les cher­cheurs de l’UCB se sont appuyés sur 200 000 étoiles étudiées par le téles­cope spatial Kepler entre 2009 et 2018. « J’ai commencé à simu­ler la popu­la­tion complète d’exo­pla­nètes autour des étoiles qu’a cher­ché Kepler », explique Michelle Kuni­moto, astro­nome de l’UBC.

Télé­scope Kepler

La cher­cheuse a ensuite marqué chacune des planètes comme « détec­tée » ou « manquante » selon l’al­go­rithme qu’elle utili­sait. En compa­rant ensuite les planètes détec­tées à celles de son cata­logue, elle a pu déduire si elles étaient poten­tiel­le­ment compa­rables à la Terre ou non.

Avec cette approche, les scien­ti­fiques estiment le nombre d’exo­pla­nètes rocheuses à six milliards. Cepen­dant, ce nombre pour­rait en réalité être bien plus bas, puisque rien ne garan­tit qu’elles soient bel et bien capables d’ac­cueillir la vie.

Ces décou­vertes offrent tout de même de nouveaux outils et indices avec lesquels les astro­nomes pour­ront travailler. Les recherches sur ce type de planète permettent de mieux comprendre notre exis­tence et notre évolu­tion.

Source : UBC Science

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