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Les orni­tho­rynques ont des gènes d’oi­seau, de reptile et de mammi­fère

par   Adrien Vlahovic   | 11 janvier 2021

On savait déjà que l’or­ni­tho­rynque est une des créa­tures les plus étranges de la planète, mais les scien­ti­fiques ont enfin compris pourquoi. Des cher­cheurs ont publié dans Nature les résul­tats de la première carto­gra­phie complète du génome de l’es­pèce, rapporte Scien­ceDaily le 6 janvier. Et il s’avère que l’or­ni­tho­rynque possède des gènes d’oi­seau, de reptile et de mammi­fère.

Il fallait s’y attendre de la part d’une créa­ture avec 10 chro­mo­somes sexuels, une paire d’épe­rons veni­meux, un manteau de four­rure fluo­res­cente et une peau qui « trans­pire » du lait. D’après les cher­cheurs, ses gènes sont rela­ti­ve­ment primi­tifs, révé­lant un mélange bizarre de plusieurs classes d’ani­maux verté­brés, y compris les oiseaux, les reptiles et les mammi­fères.

Aussi diffé­rent que l’ani­mal puisse paraître au premier abord, ces diffé­rences uniques pour­raient nous révé­ler des secrets sur notre propre évolu­tion. Son génome pour­rait, entre autres, nous aider à comprendre la façon dont nos loin­tains ancêtres mammi­fères sont passés de la ponte à l’ac­cou­che­ment.

« Le génome complet nous a fourni des réponses sur la façon dont certaines des carac­té­ris­tiques bizarres de l’or­ni­tho­rynque ont émergé », explique le biolo­giste évolu­tion­niste Guojie Zhang, de l’uni­ver­sité de Copen­hague. « Dans le même temps, le déco­dage du génome de l’or­ni­tho­rynque est impor­tant pour amélio­rer notre compré­hen­sion de la façon dont d’autres mammi­fères ont évolué – y compris nous les humains. »

Aujourd’­hui, les mammi­fères vivants sont divi­sés en trois groupes : les mono­trèmes, les marsu­piaux et les euthé­riens, ou « placen­taux ». Nous, les humains, appar­te­nons à ce dernier groupe. On ne sait toujours pas quand ces trois groupes distincts ont commencé à diver­ger les uns des autres.

Si les recherches conti­nuent concer­nant les origines communes, le séquençage complet du génome a égale­ment révélé la perte de quatre gènes asso­ciés au déve­lop­pe­ment dentaire, qui ont proba­ble­ment disparu il y a envi­ron 120 millions d’an­nées. Pour manger, l’or­ni­tho­rynque utilise main­te­nant ce qui ressemble a un bec pour broyer sa nour­ri­ture.

Source : Scien­ceDaily

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