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Un labo­ra­toire veut plon­ger des humains en hiber­na­tion pour les futurs voyages spatiaux

par   Monia Saleki   | 13 juin 2020

Une équipe de scien­ti­fiques de l’uni­ver­sité Harvard est parve­nue à plon­ger des souris en état d’hi­ber­na­tion sur commande. Selon un article du Daily Mail paru ce jeudi 11 juin, cette prouesse a été effec­tuée grâce à une stimu­la­tion de certains neurones. Si le procédé peut être appliqué à l’être humain, il permet­tra d’en­vi­sa­ger les condi­tions des futurs voyages spatiaux.

Dans leur étude, publiée par la revue Nature, les cher­cheurs expliquent que certains circuits neuro­naux de l’hy­po­tha­la­mus, s’ils sont action­nés, peuvent plon­ger les rongeurs dans un état de torpeur qui se traduit par une baisse de leur rythme méta­bo­lique et une chute de la tempé­ra­ture corpo­relle en dessous de 20 °C. Cela ressemble fort à une hiber­na­tion.

« L’ima­gi­na­tion peut aller loin quand on pense au poten­tiel d’un état d’hi­ber­na­tion chez l’être humain », observe un auteur de l’étude, le neuro­bio­lo­giste Sinisa Hrva­tin. « Pour­rions-nous augmen­ter notre espé­rance de vie ? S’agi­rait-il d’un moyen d’en­voyer les gens sur Mars ? »

De telles pers­pec­tives sont toute­fois hors d’at­teinte pour le moment. Chez l’être humain, une baisse aussi impor­tante de la tempé­ra­ture pour­rait entraî­ner une hypo­ther­mie et s’avé­rer fatale. L’hiber­na­tion humaine n’est donc pas encore prête, mais les cher­cheurs y travaillent.

Source : Daily Mail

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