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Le plan de relance européen adopté en réaction à la crise du Covid-19 est censé être écologique, mais il est loin de contenter les écologistes.

par Servan Le Janne | 24 juillet 2020

Greta Thun­berg a le visage détendu, les cheveux déta­chés et les idées claires lorsqu’elle s’as­soit devant son ordi­na­teur, ce jeudi 16 juillet 2020. Depuis un appar­te­ment de Stock­holm, la jeune mili­tante pour le climat suédoise accorde une inter­view en visio­con­fé­rence à l’agence de presse Reuters, à la veille du Conseil euro­péen qui s’ouvre à Bruxelles pour élabo­rer un plan de relance. « Nous devons voir la situa­tion comme une crise exis­ten­tielle », plaide la jeune fille de 17 ans en fronçant les sour­cils. « Tant que ce n’est pas traité comme une crise, nous pouvons avoir autant de négo­cia­tions, de discus­sions et de confé­rences sur le chan­ge­ment clima­tique que nous voulons, ça ne chan­gera rien. »

Mardi 21 juillet, après 92 heures de pour­par­lers, les Vingt-Sept membres de l’Union euro­péenne se sont juste­ment enten­dus sur un plan de relance de l’éco­no­mie de 750 milliards d’eu­ros. Dans une tribune publiée par Le Monde, le cher­cheur italien Simone Taglia­pie­tra salue un « plan de relance écolo­gique de grande enver­gure ». Selon ses calculs, « entre 2021 et 2027, envi­ron 547 milliards d’eu­ros de fonds euro­péens seront mis à dispo­si­tion pour la tran­si­tion écolo­gique sur tout le conti­nent. » Greta Thun­berg n’est pas aussi opti­miste. « Comme prévu, le Conseil euro­péen a abouti à quelques jolis mots, quelques objec­tifs vagues, loin­tains et incom­plets presque impos­sibles à mesu­rer et un déni complet de l’ur­gence clima­tique », peste la Suédoise.

En décembre 2019, Thun­berg s’était déjà agacée sur une scène de la COP25 à Madrid. « Le vrai danger, c’est quand les poli­tiques et les diri­geants d’en­tre­prises font croire que des actions réelles ont lieu quand, en réalité, rien n’est fait », avait-elle insisté. Cette confé­rence pour le climat prévoyait « la possi­bi­lité pour les pays de compen­ser leurs émis­sions ailleurs ». Pour elle, « ce n’est pas gouver­ner, c’est trom­per ». Un an plus tôt, à la COP 24 de Kato­wice, son ton était le même : « C’est beau­coup de parlotte mais il ne se passe rien. Cela fait 24 ans et ça ne mène nulle part. Il faut qu’on se fâche, qu’on demande des comptes aux géné­ra­tions plus âgées pour le désordre qu’ils nous laissent et dans lequel ils s’at­tendent qu’on vive. »

Crédits : COP24

Située dans le sud de la Pologne, non loin de Craco­vie, la ville de Kato­wice se trouve au cœur du bassin houiller de Silé­sie. Mais le gouver­ne­ment l’avait juste­ment choisi car elle est en recon­ver­sion. Elle doit passer « du noir au vert », selon le slogan. De six en 1998, le nombre de mines a été abaissé à deux aujourd’­hui. Mais Kato­wice tient un peu du village Potem­kine. Dans le pays, le secteur emploie toujours 100 000 personnes et produit 80 % de l’éner­gie consom­mée. Juste avant l’ou­ver­ture de la COP24, le gouver­ne­ment avait auto­risé l’ou­ver­ture d’une nouvelle centrale géante d’une capa­cité de 1 000 méga­watts, à Ostro­lenka, au nord de Varso­vie.

En France, en Pologne ou ailleurs, les diri­geants du monde ont le plus grand mal à mettre en cohé­rence leurs ambi­tions et leurs actes. Il se retrouvent pris en étau entre les vendeurs de pétrole, de gaz ou de char­bon, qui défendent leurs rentes, et leurs employés, qui réclament simple­ment de ne pas être sacri­fiés sur l’au­tel du climat, dans un contexte écono­mique fragi­lisé par le Covid-19. Résul­tat, la tran­si­tion patine alors que le temps presse. En octobre 2018, les Nations Unies avaient publié un rapport poin­tant l’ « obli­ga­tion morale » des leaders mondiaux à trai­ter le problème dans les 12 années à venir. Mais quand des experts améri­cains montrent les effets désas­treux du dérè­gle­ment clima­tique, Donald Trump refuse d’y croire.

D’après un sondage conduit par les univer­si­tés George Mason, de Yale et l’as­so­cia­tion Climate Nexus, huit Améri­cains sur dix estiment pour­tant que le gouver­ne­ment a une respon­sa­bi­lité dans le chan­ge­ment clima­tique. Dans un article scien­ti­fique publié en avril 2018, deux cher­cheurs constatent qu’ « alors que le gouver­ne­ment renonce à ses enga­ge­ment de l’Ac­cord de Paris [sur le climat], de nombreux diri­geants d’en­tre­prises recon­naissent la néces­sité de s’at­taquer aux émis­sions de gaz à effet de serre de leurs socié­tés. » Malgré la réti­cence de Trump, la problé­ma­tique pour­rait donc béné­fi­cier « de l’ali­gne­ment et du leader­ship des acteurs du busi­ness et de la santé », concluent-ils.

Seul pays devant les États-Unis au clas­se­ment des plus pollueurs, la Chine a été obli­gée de prendre des mesures pour jugu­ler la pollu­tion ces derniers années, tant sa classe moyenne s’en trou­vait affec­tée. En octobre 2017, le président Xi Jinping a parlé d’une « guerre sans merci pour préser­ver un ciel bleu » lors du congrès du Parti commu­niste. Il faut dire qu’en 2016, les parti­cules fines enle­vaient 5,7 ans de vie à un habi­tant de Pékin, quel que soit son statut, d’après l’Or­ga­ni­sa­tion mondiale de la santé.

En France, Emma­nuel Macron a vanté « une écolo­gie du mieux » en oppo­si­tion à une « écolo­gie du moins » lors de son discours du 14 juillet 2020. La France doit selon lui bâtir « un modèle qui est à la fois écolo­gique, indus­triel et envi­ron­ne­men­tal. On ne va pas recréer l’in­dus­trie d’hier, mais on peut, en France, rede­ve­nir une grande nation indus­trielle grâce et par l’éco­lo­gie. » Greta Thun­berg dirait sans doute que ce n’est pas tout à fait une manière de trai­ter la situa­tion comme une crise exis­ten­tielle. Pour le mouve­ment citoyen Alter­na­tiba, le slogan d’Em­ma­nuel Macron « Make Our Planet Great Again » n’était qu’une « action de commu­ni­ca­tion ».

L’un de ses membres, Jean-Noël Etche­verry, suggère de « réagir comme si nous nous trou­vions en état de guerre ou de catas­trophe majeure. En 1942, les États-Unis ont radi­ca­le­ment et très rapi­de­ment changé leur écono­mie, leurs modes de produc­tion et de consom­ma­tion. Ils ont recon­verti leur indus­trie vers la guerre », prend-il pour exemple. « Bref, si la popu­la­tion et les gouver­ne­ments mobi­lisent toutes leurs ressources vers un objec­tif, il devient attei­gnable. » Alter­na­tiba, dont l’une des têtes de proue a été surnom­mée le « Gandhi écolo » par Libé­ra­tion, prône toute­fois l’ac­tion non violente.

Il nous faut cepen­dant « réagir comme si nous nous trou­vions en état de guerre ou de catas­trophe majeure », dixit Jean-Noël Etche­verry. « On ne combat pas des bombes atomiques avec des épées de bois, on ne combat pas une crise d’am­pleur plané­taire par des mesures d’ajus­te­ment », complète Auré­lien Barrau. Il y a beau­coup à faire. Les nombreux articles qui suivent sont autant de bonnes raisons de s’at­te­ler à la tâche.

De grandes ques­tions

Doit-on travailler moins pour stop­­per le réchauf­­fe­­ment clima­­tique ?

Sans susci­ter de grandes réac­tions jusqu’à présent, des études appellent à l’ins­tau­ra­tion d’une semaine de quatre jours pour enrayer le réchauf­fe­ment clima­tique.

Le monde sera-t-il sauvé par des adoles­­­cents ?

Affo­­lés par l’état dans lequel ils trouvent la planète, de très jeunes scien­­ti­­fiques et mili­­tants écolo­­gistes mettent la ques­­tion envi­­ron­­ne­­men­­tale avant toutes les autres.

Le réchauf­­fe­­ment clima­­tique nous oblige-t-il à sortir du capi­­ta­­lisme ?

Les récents désastres clima­tiques pointent tous le même suspect du doigt. L’ur­gence clima­tique va-t-elle causer la perte du capi­ta­lisme au profit de la survie de l’hu­ma­nité ?

Les multi­­­na­­­tio­­­nales doivent-elles finan­­­cer la tran­­­si­­­tion écolo­­­gique mondiale ?

Alors qu’A­­lexan­­dria Ocasio-Cortez pousse sans relâche son projet de Green New Deal aux USA, il fait sa place en France et ailleurs en Europe.

Comment en finir avec le plas­­­tique ?

À côté des montagnes de plas­­tique qui s’ac­­cu­­mulent sur les côtes, des solu­­tions émergent.

Le chan­ge­ment clima­tique est-il la fin inévi­table de toute civi­li­sa­tion ? 

Des scien­ti­fiques suggèrent que la civi­li­sa­tion humaine n’est pas la première à être mena­cée d’ex­tinc­tion par le réchauf­fe­ment clima­tique de sa planète.

Crédits : Michael Osad­ciw/Univer­sity of Roches­ter

Allons-nous entrer dans une nouvelle période glaciaire ?

Alors que des tempêtes s’abattent en série sur la France et qu’une vague de froid sans précé­dent déferle sur les États-Unis, des cher­cheurs s’in­ter­rogent.

La science-fiction a-t-elle un plan pour sauver le monde du réchauf­fe­ment clima­tique ?

Malgré son pessi­misme, le sous-genre de la science-fiction qui se consacre aux défis du chan­ge­ment clima­tique contient peut-être la solu­tion.

Sommes-nous tous accros aux éner­gies fossiles ?

Alors que l’hu­ma­nité est censée orga­ni­ser le passage aux éner­gies renou­ve­lables, les prévi­sions annoncent un boom des éner­gies fossiles. Que s’est-il passé ?

Peut-on vrai­ment lutter contre le réchauf­fe­ment clima­tique sans les États-Unis ? 

Les puis­sances du monde ont beau faire front commun, il semble diffi­cile de lutter contre le réchauf­fe­ment clima­tique sans la première d’entre elles.

Crédits : Ulyces

Clima­to­logues : quelle vie ont ceux dont le job est de prédire la fin du monde ?

Le chan­ge­ment clima­tique affecte parti­cu­liè­re­ment les clima­to­logues. À quoi ressemble la vie de ceux dont le métier est de prédire la fin de l’hu­ma­nité ?

Depuis la nuit des temps

Le chan­ge­ment clima­tique est respon­sable de la multi­pli­ca­tion des guerres entre tribus mayas

Selon une étude réali­sée par des cher­cheurs cana­diens, il existe une rela­tion entre l’ac­crois­se­ment des tempé­ra­tures et l’exa­cer­ba­tion des tensions entre tribus.

Au Cambodge, des enfants sont en escla­vage à cause du dérè­gle­ment clima­tique

Ils sont des dizaines de milliers à fabriquer des briques, utili­sées pour construire des maisons et bâti­ments de luxe dans la capi­tale, Phnom Penh.

La dernière zone de l’Arc­tique épar­gnée par le réchauf­fe­ment clima­tique a commencé à se rompre

Selon les scien­ti­fiques, la glace de l’océan Arctique devrait dispa­raître en une géné­ra­tion et ainsi avoir un impact très lourd sur tout l’éco­sys­tème qui en dépend.

Le réchauf­fe­ment clima­tique est si grave qu’il menace de trans­for­mer la Terre en étuve

Peut-on faire marche arrière sur le chemin périlleux du dérè­gle­ment clima­tique ? Ces scien­ti­fiques montrent combien ce retour semble loin­tain.

La dernière zone de l’Arc­tique épar­gnée par le réchauf­fe­ment clima­tique a commencé à se rompre

Une zone ancienne et consi­dé­rée jusqu’ici comme étant hors de danger immé­diat a commencé à se rompre dans l’Arc­tique. Alors qu’il n’avait encore jamais été enre­gis­tré aupa­ra­vant, ce phéno­mène s’est produit deux fois cette année.

L’An­tar­c­tique a perdu 3 000 milliards de tonnes de glace en 25 ans…

Les scien­ti­fiques sont formels sur le fait que la tempé­ra­ture qui règne actuel­le­ment sur la planète est 0,5°C au-dessus de « ce que l’An­tar­c­tique peut encais­ser ».

Crédits : NASA

…et devient vert à cause du réchauf­fe­ment clima­tique

Des scien­ti­fiques ont observé la proli­fé­ra­tion de mousse verte dans la zone. Ils sont formels, elle s’étend à un rythme terri­fiant depuis plusieurs décen­nies à cause du chan­ge­ment clima­tique.

9 des 13 baobabs les plus vieux du monde sont morts subi­te­ment

Les cher­cheurs suspectent que leur dispa­ri­tion brutale est due aux chan­ge­ments clima­tiques impor­tants qui affectent le sud de l’Afrique au XXIe siècle. Mais avant de l’af­fir­mer, il leur faudra encore appro­fon­dir leurs recherches.

Cette étude montre comment l’ac­ti­vité humaine a déré­glé le dérou­le­ment des saisons

Il vient d’être prouvé que le chan­ge­ment clima­tique, causé par l’ac­ti­vité humaine, provoque une disrup­tion dans le compor­te­ment des êtres vivants et du dérou­le­ment pérenne des saisons.

Avec le réchauf­fe­ment clima­tique, la Sibé­rie s’ef­fondre sur elle-même…

Il y a 25 ans, au cœur de la forêt boréale en Sibé­rie, un gouffre mons­trueux est apparu dans l’in­dif­fé­rence la plus totale. Aujourd’­hui, le cratère de Bata­gaï s’étend sur plus d’1,5 km pour envi­ron 120 mètres de profon­deur.

Le cratère de Bata­gaï

…et risque de réveiller des virus endor­mis depuis des millé­naires

À cause d’un probable dégel du pergé­li­sol, la réap­pa­ri­tion de telles bacté­ries pour­rait réser­ver un « sort désas­treux » à l’hu­ma­nité.

En Austra­lie, le réchauf­fe­ment clima­tique a changé 99 % des tortues vertes en femelles

Au nord de la Grande barrière de corail austra­lienne, l’écra­sante majo­rité des 200 000 spéci­mens de tortues vertes vivant ici sont des femelles.

Tous les pois­sons pour­raient avoir disparu des eaux salées d’ici 2048

Pour trou­ver ce chiffre, ils ont mené une tren­taine d’ex­pé­riences dans le monde et ont analysé les données de 64 écosys­tèmes marins. Ils ont égale­ment étudié plus de 1 000 ans d’his­toire côtière, dans des lieux aussi diffé­rents que l’Adria­tique et la mer du Nord.

Une brève histoire du combat des peuples indi­­­gènes pour sauver l’Ama­­­zo­­­nie

Face à la menace gran­­dis­­sante des indus­­triels et des poli­­tiques, la résis­­tance s’or­­ga­­nise aux confins de la forêt amazo­­nienne pour sauver un monde irrem­­plaçable.

Ces cher­cheurs craignent que l’Ama­zo­nie ait dépassé le point de non-retour

Selon une étude publiée en février 2018, la forêt amazo­nienne, véri­table poumon de la planète, pour­rait avoir dépassé son point de non-retour. En cause, plusieurs phéno­mènes engen­drés par l’ac­ti­vité humaine, tels que la défo­res­ta­tion et le chan­ge­ment clima­tique.

Crédits : Novo Progresso

Les forêts tropi­cales émettent désor­mais plus de carbone qu’elles n’en absorbent

À cause de la défo­res­ta­tion, les forêts tropi­cales, censées trans­for­mer le carbone en oxygène, ne jouent plus leur rôle de poumon de la planète

Un nouvel espoir

L’édi­­tion géné­­tique est-elle notre seul espoir de survivre à la crise clima­­tique ?

L’ère de la géno­mique se profile. Elle est pour certain·e·s cher­cheurs·euses annon­cia­trice de mala­dies éradiquées et d’une planète restau­rée.

Comment l’Asie du Sud-Est va se déchar­­­ger des poubelles du monde

Pendant des années, les États d’Asie du Sud-Est ont été asphyxiés par une montagne de déchets venue des pays les plus riches du monde. Puis ils ont dit stop.

La Norvège parvien­­­dra-t-elle à se détour­­­ner des hydro­­­car­­­bures ?

L’État nordique vient d’an­­non­­cer son inten­­tion de réduire ses inves­­tis­­se­­ments dans les hydro­­car­­bures. Mais est-il prêt à lâcher l’in­­dus­­trie qui a fait sa fortune ?

Ce million­naire chinois passe tout son temps libre à nettoyer les rues de sa ville

Lors d’un voyage en famille sur l’île chinoise de Haïnan que Zhong Congrong a rencon­tré une profes­seure à la retraite qui collec­tait tous les jours les déchets aban­don­nés sur la plage par les touristes.

Ces scien­ti­fiques jouent à Fort­nite sur Twitch pour sensi­bi­li­ser les joueurs au chan­ge­ment clima­tique

Cela permet de construire une commu­nauté au sein de laquelle les gens peuvent poser leurs ques­tions les plus complexes direc­te­ment à un expert », explique une scien­ti­fique.

Comment le Costa Rica est devenu le modèle écolo­gique à suivre

Ce petit pays d’Amé­rique centrale s’est imposé comme une réfé­rence en matière d’éco­lo­gie grâce au tourisme vert et aux éner­gies renou­ve­lables.

La Nouvelle-Zélande sera-t-elle le premier pays à atteindre la neutra­lité carbone ?

Au grand dam des super­majors, la Nouvelle-Zélande a inter­dit les explo­ra­tions pétro­lières au large de ses côtes. Son ambi­tion ? Deve­nir le premier pays carbo­neutre du monde.

Paris vote la fin de l’ex­ploi­ta­tion des hydro­car­bures

La France devient ainsi le premier pays au monde àtour­ner le dos aux éner­gies fossilescomme s’en féli­cite Emma­nuel Macron. La Banque mondiale avait d’ailleurs fait une annonce simi­laire.

Si l’Ara­bie saou­dite a bâti son écono­mie floris­sante grâce au pétrole, elle sait que ce ne sera pas éter­nel.

L’Ir­lande devient le premier pays du monde à céder ses parts dans les éner­gies fossiles

Le Parle­ment irlan­dais met offi­ciel­le­ment en vente la tota­lité des inves­tis­se­ments de l’État irlan­dais dans ces éner­gies avec lesquelles il ne veut plus rien avoir à faire.

La Cali­for­nie oblige la pose de panneaux solaires sur les nouvelles maisons

La Cali­for­nie s’ap­prête à voter de nouvelles régu­la­tions éner­gé­tiques, décré­tant qu’à partir de l’an­née 2020, la tota­lité des nouvelles maisons bâties devront obli­ga­toi­re­ment compor­ter des panneaux solaires.

La Chine a créé un géné­ra­teur de pluie arti­fi­cielle deux fois plus grand que la France

Le pays souhaite mettre fin à la séche­resse qui touche le plateau tibé­tain. Il va donc créer une gigan­tesque zone pluvieuse d’1,6 million de km², soit plus de deux fois la super­fi­cie de la France.

Crédits : NASA

La Chine va-t-elle vrai­ment deve­nir le pays le plus écolo­gique du monde ?

Le premier pollueur de la planète inves­tit massi­ve­ment dans les éner­gies renou­ve­lables et replantent des forêts, mais évite de repen­ser son modèle écono­mique et poli­tique.

L’Ara­bie saou­dite va inves­tir des milliards dans l’éner­gie solaire

Si l’Ara­bie saou­dite a bâti son écono­mie floris­sante grâce au pétrole, elle sait que ce ne sera pas éter­nel. Pour assu­rer son futur, le royaume du Golfe a donc commencé à inves­tir dans un autre secteur riche en oppor­tu­ni­tés : les éner­gies renou­ve­lables.

En Norvège, les vols inté­rieurs seront effec­tués par des avions 100 % élec­triques d’ici 2040

Si le choix de 2040 comme date butoir peut sembler un tanti­net tardif, c’est simple­ment car le pays scan­di­nave souhaite prendre son temps, et préfère une élimi­na­tion progres­sive du nombre d’avions tradi­tion­nels plutôt qu’un chan­ge­ment dras­tique (et bâclé).

Cet incroyable plan pour rege­ler l’Arc­tique va être testé en Suisse

En instal­lant dix millions de pompes sur la calotte glaciaire pour remplir la mer de glace ce cher­cheur néer­lan­dais, le paléo­cli­ma­to­logue de l’uni­ver­sité d’Utrecht Johannes Oerle­mans pense pouvoir rege­ler l’Arc­tique.

L’Inde construit la ville la plus écolo­gique du monde

Dans l’État d’Andhra Pradesh, au sud-est de l’Inde, des archi­tectes futu­ristes vont trans­for­mer Amara­vati en ville la plus écolo­gique du monde. Leurs plans incroyables semblent tout droit sortis d’un film de science-fiction.

Crédits : Avenue Realty

Cette ville futu­riste philip­pine ne polluera pas du tout

Les Philip­pines termi­ne­ront d’ici trente ans le chan­tier extra­or­di­naire de New Clark City, une ville futu­riste de deux fois la taille de Lyon 100 % écolo­gique, qui ne devrait déga­ger aucune pollu­tion.

Des géné­ti­ciens veulent créer des vaches capables de survivre au réchauf­fe­ment clima­tique

Cette propo­si­tion a reçu une bourse de 733 000 dollars sur trois ans de la part de l’État de Floride. Les scien­ti­fiques veulent iden­ti­fier les gènes respon­sables de cette apti­tude pour en doter d’autres vaches.

Parvien­dra-t-on à créer un carbu­rant à partir d’air et de lumière ? 

En imitant les plantes, qui captent l’éner­gie du Soleil par photo­syn­thèse, un petit groupe de scien­ti­fiques va inven­ter le carbu­rant du futur.

Ce scien­­­ti­­­fique veut plan­­­ter mille milliards d’arbres pour sauver la planète

Selon l’éco­­lo­­giste Thomas Crow­­ther, la restau­­ra­­tion des forêts est une des solu­­tions les plus promet­­teuses pour enrayer le réchauf­­fe­­ment clima­­tique.

Ce couple brési­­lien a trans­­formé des terres arides en forêt luxu­­riante

Les Salgado avaient un rêve : redon­­ner vie à la forêt qui entou­­rait jadis leur ferme au Brésil. En 2006, ils ont alors entre­­pris un gigan­­tesque projet de refo­­res­­ta­­tion. Treize ans plus tard, leur mission est accom­­plie.

Les secrets de l’ar­­­chi­­­tecte qui construit les villes-forêts du futur

Au lieu de plan­­ter des arbres pour déco­­rer les villes, l’ar­­chi­­tecte italien Stefano Boeri veut insé­­rer la nature vivante en milieu urbain.

Cette Française a créé une ville utopique écolo­­gique en Inde

Bien­­ve­­nue à Auro­­ville. Fondée par l’écri­­vaine française Mirra Alfassa en 1968 avec le soutien de l’UNESCO, cette commu­­nauté utopique très écolo­­gique abrite aujourd’­­hui 2500 rési­­dents perma­­nents, et des millions de visi­­teurs de passage.

Ce couple a trans­­formé des terres aban­­don­­nées en para­­dis de biodi­­ver­­sité

Choqués par l’état des forêts en Inde, Pamela et Anil Malho­­tra ont acheté des terres stériles en 1991 avec l’in­­ten­­tion d’en faire une forêt verdoyante. En 2018, leur pari est réussi bien au-delà de leurs espé­­rances et des scien­­ti­­fiques du monde entier s’y rendent pour étudier la faune et la flore uniques de l’en­­droit.

Cet Indien a trans­­formé seul un désert en forêt

Jadav Payeng est du genre persé­­vé­­rant. Depuis 37 ans, il plante chaque jour un arbre dans les sables de son île pour éviter qu’elle ne dispa­­raisse. Aujourd’­­hui, il a donné nais­­sance à une forêt de 550 hectares.

Cette ville japo­­naise ne produit aucun déchet

Les habi­­tants de Kami­­katsu, une ville au sud du Japon, respectent scru­­pu­­leu­­se­­ment un tri sélec­­tif divisé en 34 caté­­go­­ries pour recy­­cler tous leurs déchets. Ceux qui ne sont pas recy­­clés peuvent être troqués entre rési­­dents.


Couver­ture : L’An­tar­c­tique s’ouvre en deux. (NASA)


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