Ce satellite de la NASA part en chasse de 20 000 nouveaux mondes

par   Mehdi Karam   | 16/04/2018
Crédits : NASA

Comme annoncé par le Guardian le 15 avril, la NASA s’apprête à envoyer TESS (Transiting Exoplanet Survey Satellite) dans l’espace pour deux ans. Ce gigantesque télescope spatial, dont la mise sur orbite est prévue ce lundi 16 avril grâce à la fusée de SpaceX Falcon 9, aura pour mission d’épier quelque 200 000 étoiles de la voûte céleste pour tenter de débusquer des planètes potentiellement habitables – voire habitées.

Sa technique est simple : TESS va examiner la luminosité de chaque corps céleste en cherchant à détecter d’éventuelles baisses temporaires. Une telle fluctuation dans le flux lumineux reçu par le satellite pourrait signifier qu’une planète vient de passer devant son étoile hôte.

Afin de ne pas s’emmêler les pinceaux, TESS va cartographier l’ensemble de la sphère céleste et la diviser en 26 secteurs. Pendant 27 jours, à raison d’un nouveau rapport rendu toutes les deux minutes, l’engin scrutera les étoiles. Il va sans dire, qu’à terme, il possèdera une quantité colossale d’informations. Mais si la luminosité d’une étoile faiblit à intervalles réguliers, bingo, il sera permis de penser qu’une ou plusieurs planètes orbitent autour d’elle.

Et la NASA y croit dur comme fer : TESS pourrait découvrir 20 000 exoplanètes, dont une cinquantaine de la taille de la Terre et environ 500 qui seraient deux fois plus grandes que celle-ci. « On pourrait même trouver des planètes dans l’orbite d’étoiles qu’on peut voir à l’œil nu », a expliqué à l’AFP Elisa Quintana, chercheuse sur le programme TESS. « Dans les toutes prochaines années, on pourra probablement sortir dehors et pointer du doigt une étoile tout en sachant qu’elle a une planète », espère-t-elle.

Sources : AFP / The Guardian / NASA

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