Les États-Unis quittent l’Unesco en dénonçant son « biais anti-israélien »

Crédit : François Mori/AP

Donald Trump aurait pu se contenter d’un tweet rageur. Mais cette fois, l’administration américaine a mûrement réfléchi son choix de se retirer de l’Unesco. « Cette décision n’a pas été prise à la légère », indique le communiqué du ministère des Affaires étrangères publié ce jeudi 12 octobre. À tout prendre, l’organisation des Nations Unies dédiée à l’éducation, à la science et à la culture a un « biais anti-israélien », estime-t-il.

Au mois de juin, la secrétaire d’État américaine, Nikki Haley, a formulé la même critique à l’ONU. Quelques semaines plus tard, l’Unesco qualifiait le centre historique de la ville cisjordanienne de Hébron, au sud de Jérusalem, de « site palestinien du Patrimoine mondial en péril ». Dénoncée par Israël et ses alliés, la décision a été précédée par une résolution de 2015 éreintant la gestion de Tel Aviv de son héritage architectural. Elle condamnait au surplus « les agressions israéliennes et les mesures illégales contre la liberté de culte ».

Pour motiver sa décision, Washington pointe aussi un « besoin de réformes profondes » et l’augmentation de sa dette. En 2011, les États-Unis ont arrêté de verser au pot commun de l’Unesco. Deux ans plus tard, ils perdaient leur droit de vote. Alors qu’ils étaient censés contribuer à 22 % de son budget, leur dette a enflé jusqu’à atteindre 600 millions de dollars, affirme la Secrétaire générale de l’organisation, Irina Bokova. La Bulgare « regrette » ce retrait qui devrait entrer en vigueur en 2018.

Source : The New York Times