Ce vaccin expérimental contre le cancer a un taux de réussite de 100 % sur les souris

par   Malaurie Chokoualé   | 11/09/2018
Crédits : NCI

Publiée le 27 août dernier dans la revue de l’Académie des sciences américaine, cette étude fait état d’une série d’expériences aux résultats sans précédent : une équipe internationale de chercheurs a testé un nouveau vaccin expérimental contre le cancer de la peau sur des souris, avec le résultat impressionnant de 100 % de réussite.

Utilisé conjointement avec d’autres traitements contre le cancer, ce remède plein de promesses a montré qu’il possédait la capacité d’éliminer des cellules cancéreuses particulièrement agressives, comme celles du mélanome (cette tumeur est la forme la plus grave de cancer de la peau). Ainsi, les scientifiques ont ajouté une molécule appelée Diprovocim à un vaccin déjà existant. Puis ils ont réparti les souris en trois groupes de huit individus : le premier groupe a reçu le vaccin expérimental, le second le vaccin avec du Diprovocim, et le troisième le vaccin avec un adjuvant à base d’alun.

Les chercheurs ont alors pu observer des cellules anticancéreuses se développer chez les souris du deuxième groupe. Celles-ci ont survécu à 100 % au-delà de 54 jours, quand 0 % des membres du premier groupe ont survécu, tandis que 25 % des souris du dernier groupe ont survécu.

En outre, ce nouveau vaccin incite le système immunitaire à produire une réponse ciblée similaire si les cellules cancéreuses reviennent à la charge. « Tout comme un vaccin peut entraîner le corps à lutter contre les agents pathogènes externes, ce vaccin entraîne le système immunitaire à rechercher une tumeur », écrit le professeur Dale Boger, l’un des auteurs de l’étude. Quand les chercheurs ont tenté de réintroduire la tumeur chez une souris du deuxième groupe, « elle n’a pas prise » car « l’animal était déjà vacciné contre elles », explique Boger.

L’étude n’en dit pas plus sur les expériences à venir, mais l’équipe de chercheurs devrait poursuivre les tests de ce vaccin si prometteur, en espérant qu’il ait un effet aussi spectaculaire sur l’être humain.

Source : Proceedings of the National Academy of Sciences

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